NICE : Le Carnaval, héritier des fêtes païennes
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NICE : Le Carnaval, héritier des fêtes païennes
Ce vendredi 30 janvier 2026, le Maire de Nice a présenté les temps forts de la prochaine édition du Carnaval de Nice « Vive la Reine ».
Afin de donner un avant-goût de ce rendez-vous, les croquis de la Reine et du Roi 2026 ont été dévoilés.
Du 11 février au 1er mars, les spectateurs pourront découvrir les chars de Corsi carnavalesques illuminés et les chars de Batailles de fleurs, qui rendront hommage aux grandes héroïnes de l’humanité, réelles ou fictives, à travers les époques et les siècles. Près d’un millier d’artistes internationaux se produiront lors des festivités.
Au programme de cette édition : 5 Corsi illuminés, 1 Corso de jour, 4 Batailles de fleurs, le Queernaval. Mais surtout 15 jours de fêtes dans toute la ville pour les Niçois, avec notamment de nombreux événements : Village du Carnaval (ouvert tous les jours) avec deux nocturnes, le grand Charivari de Richelmi (11 février), le bal du Veglione, la course des garçons de café, le Carnaval des Frenchy, le grand bain du Carnaval et bien d’autres rendez-vous encore.
La Carnavalina, un rendez-vous né en 2025 et ayant réuni plus de 30.000 personnes, revient pour une nouvelle grande parade carnavalesque ouverte à tous, le samedi 14 février en cœur de ville.
Enfin, l’égérie des Batailles de fleurs, Mélissa Corrao, a également été présentée.
Le Carnaval, héritier des fêtes païennes liées au cycle des saisons, marque la nouvelle année, le renouveau
Il a été intégré dans le calendrier chrétien pour devenir l’un de ses temps forts. L’origine du mot Carnaval remonte au Moyen Âge et provient sans doute des termes « carne levare » signifiant « lève la chair ». À Nice, la première mention retrouvée de ces festivités remonte à 1294, lorsque Charles d’Anjou, Comte de Provence, évoque son passage dans la cité pour « les jours joyeux de Carnaval ». À la veille d’entrer en carême, des bals, mascarades, farandoles et autres animations sont de mise avec, en toile de fond la transgression. Se moquer de tout, de tous aux dépens de chacun devient la règle, la permissivité est aidée par le masque et le travestissement.
Des mesures de contrôle ont même été instaurées selon les périodes. La Belle Époque attire peu à peu tout le Gotha international et la fête se structure en véritable spectacle… Les bases de l’ère moderne sont ainsi posées. En 1873, avec la création du Comité des fêtes, le Carnaval de Nice prend de l’ampleur. Les cortèges de chars, les Ymagiers ou illustrateurs, les tribunes payantes, la mise en scène structurée font leur apparition avec un étonnant particularisme d’actualité, grotesque et fabuleux. Trois ans après, sont créées les Batailles de fleurs. À l’origine, simples échanges de fleurs, elles sont devenues le versant poétique et élégant du Carnaval.
SOURCE : Présentation de l’édition 2026 du Carnaval de Nice avec dévoilement de la Reine et du Roi.


