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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Éric Ciotti met la ville au service d’une stratégie présidentielle »

Le secrétaire départemental du PCF06, Julien Picot, accuse le maire Éric Ciotti de sacrifier les projets niçois à sa stratégie présidentielle.

Dans un communiqué publié ce lundi 29 juin 2026, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français des Alpes-Maritimes et élu d’opposition à Nice, dresse un bilan très critique de la nouvelle majorité municipale dirigée par Éric Ciotti. Réagissant à un article de Nice-Matin, il dénonce une gestion tournée selon lui vers les ambitions nationales du maire, au détriment des intérêts des habitants.

Des projets structurants au point mort

L’élu communiste met en exergue le manque de vision et de projets concrets pour la cinquième ville de France. Il pointe un « flou et un attentisme » qui domineraient des dossiers majeurs tels que les pôles de santé, le théâtre national, le projet de téléphérique ou encore le développement des lignes de tramway. Pour lui, cette inertie n’est pas une coïncidence mais le symptôme d’une stratégie politique plus large.

Une ambition nationale au détriment de Nice

Julien Picot estime que la ville est devenue un simple instrument politique pour son maire.

« Éric Ciotti dirige avec une seule ambition : l’objectif d’un destin national », écrit-il.

Selon le secrétaire du PCF06, depuis son alliance avec le Rassemblement national, le maire consacre son énergie à « construire son image de futur ministre de la rigueur d’une hypothétique alternance d’extrême droite ».

« La cinquième ville de France devient un laboratoire politique destiné à servir ses ambitions présidentielles, au lieu d’être un territoire d’innovation, de solidarité et de développement », poursuit l’élu.

La crainte d’une politique d’austérité

Cette posture aurait des conséquences directes pour les citoyens. Julien Picot alerte sur le fait que, derrière le discours de la « bonne gestion », se préparerait en réalité une politique d’austérité.

« Les services publics, les investissements utiles, les équipements culturels, les politiques sociales et les solidarités locales risquent d’être les variables d’ajustement d’une stratégie politique qui dépasse largement les intérêts des Niçois », prévient-il.

Un autre cap pour la ville

Face à cette « gestion comptable dictée par les calculs d’un homme tourné vers Paris », Julien Picot rappelle les priorités que son groupe politique défend pour Nice. Il cite notamment la nécessité d’accéder à des logements dignes, de renforcer les transports publics, de développer les services de santé et d’investir dans l’école, la culture et la transition écologique. Il conclut en opposant deux modèles pour la cité azuréenne.

« Nous continuerons à porter une autre ambition pour Nice : une ville qui investit, qui protège et qui rassemble, plutôt qu’une ville mise au service d’une stratégie présidentielle et d’un projet politique de régression sociale », affirme Julien Picot.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).