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PARIS : Christophe GIRARDIER (Glimpact) : « La méthode PEF est la seule voie sérieuse contre la fast fashion »
Glimpact salue la nouvelle loi sur la fast fashion mais alerte sur le choix de la méthode de mesure, plaidant pour le standard européen PEF.
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L’adoption par le Parlement français de la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile est saluée comme une avancée majeure. Glimpact, entreprise spécialisée dans l’évaluation environnementale, y voit un signal fort et nécessaire contre les modèles économiques fondés sur la surproduction et l’obsolescence accélérée. Cependant, l’entreprise avertit que l’efficacité de cette législation dépendra entièrement de la robustesse de ses décrets d’application.
L’enjeu crucial de la méthode de mesure
Le débat se concentre désormais sur les outils techniques qui serviront de base à la nouvelle régulation. Pour Glimpact, le Gouvernement se trouve à la croisée des chemins : le choix de la méthode d’évaluation de l’impact environnemental déterminera la portée réelle de la loi. Pour être efficace, cette régulation devra s’appuyer sur une méthodologie « fiable, robuste et juridiquement incontestable », afin d’éviter toute contestation qui pourrait la vider de sa substance.
Ecobalyse, une solution franco-française jugée trop fragile
Dans ce contexte, Glimpact appelle le Gouvernement à ne pas retenir la méthode française Ecobalyse comme socle du dispositif. Selon l’entreprise, cet outil national présenterait des faiblesses significatives. Qualifiée de « partielle et insuffisamment harmonisée », la méthode Ecobalyse exposerait la loi à des « contestations méthodologiques » et à des « fragilités juridiques ». De plus, l’adoption d’un standard purement français risquerait de créer une fragmentation du marché européen, à l’heure où l’harmonisation des règles est un enjeu de compétitivité pour un secteur textile mondialisé.
La méthode PEF, un cadre européen et scientifique
Face à l’Ecobalyse, Glimpact plaide pour l’adoption de la méthode PEF (Product Environmental Footprint), développée et éprouvée à l’échelle de l’Union européenne. Cette dernière offre un cadre scientifique commun, fondé sur l’analyse complète du cycle de vie des produits et intégrant seize catégories d’impact environnemental distinctes. Cette approche multicritère permettrait, selon ses défenseurs, de mesurer, comparer et réduire l’empreinte écologique des textiles de manière fiable et opposable juridiquement. Pour Glimpact, la France, pour être pionnière, doit s’inscrire dans une démarche européenne cohérente.
« L’adoption de cette loi est une avancée politique importante. Mais son efficacité dépendra désormais du choix de la méthode. Si la France veut réellement lutter contre la fast fashion, elle doit s’appuyer sur un référentiel scientifique, européen et juridiquement robuste. L’Ecobalyse ne peut pas être le socle d’une régulation aussi structurante. La méthode PEF est la seule voie sérieuse pour garantir une mesure fiable, comparable et opposable de l’impact environnemental des produits textiles », déclare Christophe Girardier, cofondateur et président de Glimpact.
Glimpact est une entreprise spécialisée dans l’évaluation environnementale multicritère des produits et des organisations. Fondée sur la méthode européenne Product Environmental Footprint, elle accompagne les entreprises et les acteurs publics dans la mesure, la compréhension et la réduction de leurs impacts environnementaux.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

