Passer au contenu principal

NICE : Julien PICOT : « Le CHU ne doit pas être géré comme…

Partager :

NICE : Julien PICOT : « Le CHU ne doit pas être géré comme une entreprise »

Le PCF06 apporte son soutien aux agents du CHU de Nice mobilisés ce jeudi et critique sévèrement la politique de santé menée par la droite locale.

Ce jeudi 29 janvier, le parvis de l’hôpital Pasteur est le théâtre de la colère des soignants. À l’appel de la CGT, les personnels du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nice se sont rassemblés pour dénoncer leurs conditions de travail. Une mobilisation qui reçoit le soutien appuyé de la fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF), par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot.

Pour les communistes, ce mouvement social est avant tout un « combat pour la dignité » et la défense du service public hospitalier face à une gestion jugée destructrice.

Un personnel à bout de souffle.

Le constat dressé par le PCF06 rejoint les doléances des syndicats sur le terrain. L’organisation politique pointe du doigt une administration qui malmène le sens même du soin. « La mise en place de la gouvernance polaire, les réorganisations permanentes, la dégradation des conditions de travail […] plongent les agents dans un climat d’incertitude et d’épuisement », souligne Julien Picot.

Selon le représentant politique, la multiplication des menaces de mobilité et la précarisation des statuts ont fini par faire perdre leurs repères aux professionnels de santé, impactant directement la qualité du service rendu aux patients.

Des responsabilités politiques pointées.

Au-delà de la gestion interne de l’établissement, le PCF06 cible directement les figures politiques locales de la droite, accusées d’avoir orchestré cette situation. « Ces politiques d’austérité ont des responsables. À Nice, Éric Ciotti et Christian Estrosi portent depuis des années une vision du service public réduite à peau de chagrin », affirme le secrétaire départemental.

Pour Julien Picot, également numéro 2 sur la liste « Unis pour Nice », les choix législatifs et locaux opérés par ces élus ont « asphyxié l’hôpital » et contribué à démoraliser les équipes, mettant désormais « en danger la santé des Niçois ».

L’exigence de moyens supplémentaires.

Face à cette logique comptable, le PCF appelle à un changement de paradigme, plaçant l’humain au centre des priorités. « Le CHU de Nice ne doit pas être géré comme une entreprise. C’est un pilier du bien commun, un lieu de soin, de solidarité et de dignité », insiste Julien Picot.

Le parti exige des mesures concrètes et immédiates : des moyens humains, matériels et financiers à la hauteur des besoins réels, ainsi que la stabilisation des emplois précaires. Cette « autre voie » prônée par les communistes passe également par une véritable concertation avec les personnels, afin de reconstruire un hôpital public fort.