NICE : EDPM – Casque et gilet obligatoires face à la…
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NICE : EDPM – Casque et gilet obligatoires face à la hausse des accidents
Face à une hausse de 51 % des accidents, la préfecture des Alpes-Maritimes impose le port du casque et du gilet pour les usagers d’EDPM.
Face à une augmentation alarmante de l’accidentalité liée aux engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), la préfecture des Alpes-Maritimes a annoncé ce mardi 31 mars 2026 une mesure de sécurité radicale. Par arrêté préfectoral, le port du casque et d’un gilet rétro réfléchissant deviendra obligatoire dès le jeudi 2 avril pour tous les conducteurs de trottinettes électriques, gyropodes, monoroues ou hoverboards sur l’ensemble du territoire départemental. Cette décision vise à endiguer un phénomène qui alourdit chaque année le bilan de la sécurité routière.
Des chiffres alarmants
La décision du préfet, Laurent Hottiaux, est motivée par une dégradation significative et continue des statistiques. Selon les données communiquées, les sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes sont intervenus à 710 reprises en 2025 pour des accidents impliquant un EDPM, contre 468 en 2023. Cette augmentation de 51 % en deux ans représente désormais une moyenne de près de deux accidents par jour. Ces sinistres, qu’il s’agisse de chutes individuelles ou de collisions avec des véhicules ou des piétons, sont souvent la cause de blessures graves, notamment des traumatismes crâniens.
Le bilan humain s’est également assombri avec deux décès d’utilisateurs d’EDPM recensés en 2025, contre un seul en 2024. Depuis 2020, ce sont au total neuf personnes qui ont perdu la vie au guidon de ces nouveaux modes de transport. Cet essor s’explique par leur adéquation avec le contexte local : le long du littoral, dans les zones de trafic dense ou pour affronter le relief, les EDPM se sont imposés comme une alternative pratique, mais leur popularité expose leurs utilisateurs à une vulnérabilité accrue.
Casque et gilet obligatoires sous peine d’amende
Pour inverser cette tendance, la nouvelle réglementation sera d’application stricte à compter du 2 avril 2026. Tout conducteur d’un EDPM devra être équipé d’un casque de protection homologué et correctement attaché, ainsi que d’un gilet de haute visibilité. Cette obligation s’applique de jour comme de nuit, sur toutes les voies de circulation autorisées. Le non-respect de cette nouvelle disposition exposera les contrevenants à une contravention de deuxième classe, soit une amende forfaitaire de 35 euros. Les forces de l’ordre, incluant la police nationale, la gendarmerie et les polices municipales, seront mobilisées pour assurer l’application de cette mesure. La préfecture a toutefois précisé que, dans un premier temps, les contrôles adopteront une approche pédagogique afin de laisser aux usagers le temps nécessaire pour s’équiper.
Un rappel des sanctions en vigueur
La préfecture a profité de cette annonce pour rappeler les autres règles fondamentales du code de la route qui encadrent l’usage des EDPM. Il est rappelé que l’âge minimum pour conduire ces engins est fixé à 14 ans et que la souscription d’une assurance en responsabilité civile est une obligation légale. L’engin lui-même doit être doté d’équipements de sécurité fonctionnels, incluant des freins efficaces, un avertisseur sonore, des feux avant et arrière, ainsi que des dispositifs rétro réfléchissants (catadioptres).
Plusieurs interdictions majeures, déjà en vigueur, sont lourdement sanctionnées :
La vitesse est strictement limitée à 25 km/h. Toute modification visant à débrider l’engin est passible d’une amende pouvant atteindre 1 500 euros, assortie d’une possible immobilisation et confiscation du véhicule.
L’usage d’un téléphone tenu en main ou le port d’écouteurs sont interdits, sanctionnés par une amende de 135 euros.
Le transport d’un passager est également formellement proscrit et puni de la même amende.
Enfin, la circulation sur les trottoirs reste interdite, sauf dérogation municipale expresse. Les usagers doivent emprunter les pistes cyclables ou, à défaut, la chaussée sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est de 50 km/h, sous peine d’une contravention de 135 euros.
via Presse Agence.
