Passer au contenu principal

MONACO : Culture – Le Printemps des Arts 2026 explore…

Partager :

MONACO : Culture – Le Printemps des Arts 2026 explore les utopies musicales

Du 11 mars au 19 avril, la nouvelle édition du festival dirigé par Bruno Mantovani place l’instrument au cœur de la création artistique à travers vingt-sept concerts et douze créations mondiales.

C’est un cycle inédit qui s’ouvre pour le Printemps des Arts de Monte-Carlo. Sous la présidence de S.A.R. la Princesse de Hanovre, l’événement culturel majeur de la Principauté revient en 2026 avec une thématique audacieuse : « Utopies ». Pour cette édition, le directeur artistique Bruno Mantovani a choisi de célébrer la démesure et l’idéal artistique, illustrés visuellement par les œuvres cinétiques du plasticien et académicien Yves Millecamps. « Dans un monde extrêmement standardisé, qui nous pousse à être sages et consensuels, il semble que l’on ait de plus en plus besoin de repenser l’utopie, l’idéal et aussi la démesure de l’artiste », a souligné Bruno Mantovani.

L’instrument au cœur du propos.

Le fil rouge de cette saison est l’organologie, soit l’étude des instruments. Le festival entend explorer l’évolution technique et esthétique de ces « vecteurs de langage ». La programmation promet un grand écart historique et géographique, allant de la voix humaine aux ondes Martenot, en passant par le duduk arménien ou le hautbois virtuel. « La question de leur naissance mais aussi de leur transformation au fil du temps est passionnante, de même que les rapports entre écriture et lutherie, car les compositeurs ne sont pas étrangers à l’évolution de l’organologie », a précisé le directeur artistique.

Virtuosité et confrontations.

Les spectateurs assisteront à de véritables dialogues entre lutheries anciennes et modernes. Parmi les temps forts, une « battle » originale opposera ténor et contre-ténor, ainsi que hautbois baroque et moderne, autour du répertoire de Vivaldi avec l’ensemble I Gemelli. Le pianiste Jean-Frédéric Neuburger proposera un marathon musical allant de Beethoven à Boulez, tandis que le saxophoniste Vincent David présentera son concerto *Mécanique céleste*.

L’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sera également de la partie, notamment pour la monumentale *Turangalîla-Symphonie* d’Olivier Messiaen, œuvre incarnant par excellence la démesure et la joie cosmique.

La création contemporaine à l’honneur.

Fidèle à sa vocation de découvreur, le Printemps des Arts programme cette année douze créations mondiales. Le public pourra découvrir le nouveau *Concerto pour piano* de Marc Monnet, ancien directeur du festival, ou encore des œuvres de Benjamin de la Fuente et Samuel Sighicelli avec l’ensemble Caravaggio. En clôture, le festival renouera avec la danse grâce aux Ballets de Monte-Carlo : quatre compositeurs (Martin Matalon, Misato Mochizuki, Aurélien Dumont, Violeta Cruz) signeront des musiques inédites pour des chorégraphies originales.

Une politique tarifaire accessible.

L’événement se veut ouvert à tous les publics avec une politique tarifaire incitative. L’ensemble des concerts est proposé au tarif unique de 20 euros, à l’exception de certaines soirées d’ouverture ou de gala. Fait notable, l’accès demeure entièrement gratuit pour les moins de 25 ans, sur réservation via le site officiel du festival (https://www.printempsdesarts.mc). De nombreux « before » et « after », rencontres et masterclasses, viendront également rythmer ces cinq semaines de festivités.