MARSEILLE : Sécurité – Face aux cambriolages, les cod…
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MARSEILLE : Sécurité – Face aux cambriolages, les codes d’accès des immeubles jugés obsolètes
Face au record de cambriolages dans les Bouches-du-Rhône, une étude révèle la défiance des habitants envers les codes d’accès classiques.
Avec 8 595 faits constatés en 2025, les Bouches-du-Rhône confirment leur triste place de département le plus touché par les cambriolages en France, selon les derniers chiffres du Service de Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI). Dans ce climat d’insécurité, la protection des logements collectifs est devenue un enjeu majeur pour les résidents, qui expriment une méfiance croissante envers les systèmes de digicode traditionnels.
Une enquête menée par la start-up Kivala auprès de 1103 personnes révèle l’ampleur du problème : les codes d’accès permanents, censés protéger les parties communes des vols, du squat ou des intrusions, ne rassurent plus.
Un sentiment d’inefficacité et d’anxiété
Les résultats de l’étude sont sans appel. Près de sept Français sur dix (69 %) ne se sentent pas du tout protégés par la présence d’un code d’accès classique, et 65 % le jugent tout simplement inefficace contre les intrusions. Ce sentiment d’insécurité est particulièrement prégnant chez les femmes : 74 % d’entre elles avouent ressentir de la peur lorsqu’un inconnu sonne à leur porte. Pour 29 % d’entre elles, ce stress est systématique.
Cette défiance s’explique en partie par le fait que l’accès aux immeubles n’est pas universellement sécurisé. Si 96 % des bâtiments parisiens disposent d’un code, ce chiffre tombe à 51 % à l’échelle nationale, l’autre moitié des résidences se contentant souvent d’un interphone vieillissant aux fonctionnalités limitées.
Le code d’entrée, un secret trop partagé
Le principal défaut du système de code permanent est sa diffusion exponentielle. L’enquête met en lumière un chiffre vertigineux et largement sous-estimé par les habitants : en une seule année, entre 2 000 et 3 000 personnes différentes peuvent connaître le code d’accès d’un immeuble de taille moyenne.
Ce nombre s’explique par la multiplication des services à domicile. En moyenne, un appartement reçoit trois visiteurs externes par semaine (livreurs, techniciens, aides à domicile, etc.). Pour une copropriété de seulement 20 logements, cela représente plus de 3 000 visiteurs par an qui détiennent un accès permanent aux parties communes, le code étant rarement modifié. Cette dilution massive du secret transforme la porte d’entrée en une simple formalité pour les personnes mal intentionnées.
La technologie des codes uniques plébiscitée
Face à l’obsolescence perçue des systèmes actuels, les résidents aspirent à des solutions plus modernes et sécurisantes. L’idée de pouvoir générer des codes personnalisés et à usage unique séduit massivement : 92 % des femmes et 96 % des hommes se déclarent favorables à une telle technologie, qui permettrait de contrôler précisément qui entre dans l’immeuble et à quel moment.
« En termes de sécurité, les appartements sont beaucoup plus exposés que les maisons, de par la fréquentation. Le chiffre de 3 000 personnes qui possèdent le code d’accès d’un immeuble en un an est vertigineux ! Il est donc normal que les résidents d’un immeuble souhaitent disposer d’outils plus modernes pour sécuriser les entrées. Le contrôle des accès à distance et les codes uniques apportent aux copropriétaires le meilleur engagement possible pour diminuer les risques de vols, d’intrusions et de nuisances dans les parties communes », déclare Jonathan Lascar, fondateur de Kivala.
Fondée en 2023, la société Kivala propose une solution de gestion d’accès connectée qui remplace les digicodes traditionnels par une platine tactile et une application mobile. Le système permet aux résidents de communiquer en visiophonie avec les visiteurs, d’ouvrir la porte à distance et surtout de créer des codes personnalisés et temporaires pour les livreurs ou prestataires, tout en consultant l’historique des entrées. Récompensée par le Grand Prix de la Copro 2024, cette innovation équipe déjà 200 immeubles en France.