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PARIS : Culture – Le Québec déploie son excellence mu…

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PARIS : Culture – Le Québec déploie son excellence muséale au Carrousel du Louvre

La Société des musées du Québec et dix entreprises spécialisées présenteront leur expertise au salon SITEM à Paris les 25 et 26 mars prochains.

C’est une délégation d’envergure qui s’apprête à traverser l’Atlantique. Pour la troisième année consécutive, la Société des musées du Québec (SMQ) investira le Carrousel du Louvre à l’occasion du SITEM 2026, le Salon international des musées, monuments et du tourisme culturel. Prévu les 25 et 26 mars, cet événement majeur, qui s’inscrit dans le cadre de la semaine parisienne des musées, constitue une plateforme stratégique pour le rayonnement du savoir-faire québécois en Europe.

Au-delà d’une simple présence, il s’agit pour la SMQ d’une véritable offensive de séduction et de coopération. L’objectif affiché est clair : valoriser la capacité d’innovation de l’écosystème muséal de la Belle Province et tisser des liens durables avec les institutions françaises.

Une vitrine technologique et créative pour dix fleurons

Le SITEM, qui draine annuellement plus de 4 000 visiteurs professionnels, offre un panorama complet des mutations technologiques et sociales des musées. Le Québec, reconnu mondialement pour son audace en matière de médiation culturelle et de dispositifs immersifs, entend bien y jouer les premiers rôles. La SMQ accompagne ainsi une mission économique composée de dix firmes spécialisées, couvrant tout le spectre de la muséologie moderne.

Parmi ces ambassadeurs de l’innovation, on retrouve le studio « CREO », expert en scénarisation d’expériences interactives, et « Dpt. », qui se consacre à la réalité augmentée et virtuelle. L’approche narrative et l’engagement du public seront portés par « GSM Project », tandis que « La Bande à Paul » mettra en avant ses designs d’expositions créatifs. L’aspect technique et logistique n’est pas en reste avec « Light Factor » pour l’éclairage muséal, « Atelier LABOUTIQUE » pour la fabrication de dispositifs en contextes exigeants, et « Artys Transit », référence du transport d’œuvres d’art reliant l’Europe aux Amériques.

La délégation compte également « OHRIZON », concepteur d’expériences de médiation patrimoniale, « Rümker », firme de design engagée dans l’écoconception, et « Technoleads », qui développe des solutions d’audiodescription pour l’accessibilité des publics. Ces entreprises illustrent la complémentarité des métiers nécessaires à la vie d’un musée au 21ème siècle.

Des experts au cœur des échanges internationaux

La présence québécoise ne se limitera pas aux stands d’exposition. La SMQ vise à positionner ses membres comme des interlocuteurs incontournables lors des conférences du SITEM et du CLIC France, autre événement phare se tenant simultanément. Plusieurs personnalités du milieu interviendront dans les tables rondes pour partager leur vision.

Sont notamment attendus Marie-Blanche Fourcade, cheffe conservation et expositions au Musée Holocauste Montréal, et Stéphan La Roche, directeur général du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC). Ils seront épaulés par Sophie Lessard-Latendresse, responsable de la médiation art et mieux-être au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), et Julien Silvestre, directeur général de la Maison de la chanson et de la musique du Québec.

Dans une logique de transmission des savoirs, la SMQ s’est associée à LOJIQ pour permettre le déplacement de jeunes professionnels. Cette initiative vise à favoriser le partage de pratiques avec leurs homologues français et à enrichir leurs réseaux respectifs.

Une stratégie institutionnelle forte

Cette mission est pilotée par l’état-major de la Société des musées du Québec, incluant son président Jean-François Royal et son directeur général Stéphane Chagnon. Pour l’organisme, qui fédère près de 300 institutions, cette participation agit comme un levier structurant pour le dialogue international. Elle bénéficie d’ailleurs du soutien du ministère du Tourisme du Québec et de la Délégation générale du Québec à Paris.

En mettant en lumière la cohérence entre ses institutions culturelles et ses entreprises privées, le Québec souhaite démontrer que son expertise muséale est non seulement exportable, mais qu’elle constitue un partenaire de choix pour les grands réseaux internationaux.