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MARSEILLE : Banque de France – Les évènements du 22…

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MARSEILLE : Banque de France – Les évènements du 22 avril au 5 mars

Semaine du 22 au 28 avril.

Publications :

  • Stat Info – « Enquête sur le commerce de détail – Mars 2024 »
  • Stat Info – « Monnaie et concours à l’économie – Mars 2024 »
  • Lettre au Président de la République 2024 – « La France et l’Europe : de la gestion des crises à une ambition de plus long terme »
  • Bulletin – « Inflation et activité économique aux États-Unis : le retour de la courbe de Phillips »

Semaine du 29 avril au 5 mars 

Publications : 

  • Stat Info – « Accès des entreprises au crédit – T1 2024 »
  • Bulletin – « La résolution des crises bancaires : comparaison des exigences européennes et américaines en matière de capacité d’absorption des pertes »

Évènement : 

  • Lundi 22 avril à 9h30 : Conférence de presse de présentation de la « Lettre au Président de la République 2024 – La France et l’Europe : de la gestion des crises à une ambition de plus long terme », en présence de François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France. Elle se tiendra en présentiel, au siège de la Banque de France (31 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 PARIS). 

Focus sur l’interview de François Villeroy de Galhau par le Journal Du Dimanche, le 13 avril

Sur les prévisions de croissance 

« Notre projection annuelle, faite en toute indépendance, reste à 0,8 %. La différence avec le 1 % révisé du gouvernement est dans la marge d’incertitude à ce stade de l’année. Notre prévision de 0,2 % de croissance pour le premier trimestre est issue d’une enquête de terrain que la Banque de France réalise tous les mois auprès de 8 500 entrepreneurs. C’est un des meilleurs thermomètres de l’économie française. Et ce que confirme notre enquête publiée jeudi, c’est que l’activité est certes ralentie, mais qu’elle résiste, en particulier dans les services. La France, comme l’Europe d’ailleurs, va échapper à la récession. » 

« Nous espérons une reprise à 1,5 % de croissance l’an prochain, qui passera prioritairement par la baisse de l’inflation. Ces deux dernières années, celle-ci a été le souci numéro un de nos concitoyens et des entrepreneurs. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en train de gagner la bataille contre l’inflation. Début 2023, au plus haut, elle était à 7 % en France. Aujourd’hui, elle est redescendue à 2,4 %. Notre objectif est de la ramener à 2 % et nous le ferons au plus tard d’ici l’an prochain. Concrètement, cela veut dire que désormais, les prix augmentent moins vite que les salaires. Selon nos prévisions, les rémunérations devraient augmenter en moyenne de plus de 3 % cette année et à nouveau en 2025, soit plus que l’inflation. Cela fait du pouvoir d’achat en plus, et donc de la consommation, qui est le premier moteur de la croissance française. En outre, la baisse des taux d’intérêt devrait, elle, plutôt soutenir l’investissement. »

Sur l’épargne                                                                                                     

« L’épargne avait beaucoup augmenté au moment du Covid : les revenus étaient maintenus tandis que la consommation était freinée par les confinements. Nous avons donc connu un pic d’épargne qui représentait plus de 20 % des revenus disponibles, contre 15 % en moyenne avant le Covid. Depuis, l’épargne a commencé à reculer, mais sans retrouver son niveau d’avant-crise. Nous prévoyons que ce recul progressif va continuer : les Français qui ont de l’épargne ont très normalement envie de réaliser leurs projets. » 

Sur les finances publiques

« Le sujet, c’est la détérioration régulière de nos finances publiques. Il est plus que temps de nous en occuper sérieusement, et il ne faut pas le faire seulement pour les agences de notation : c’est notre capacité à agir dans la durée qui est en cause. Nous ne pouvons pas laisser la dette publique continuer à dériver : elle a presque doublé en une génération, de 60 % du PIB en 2000 à 112 % aujourd’hui. Nous transférons donc à nos enfants ou petits-enfants des charges de plus en plus lourdes. Et même dès aujourd’hui, quand on regarde le poids des intérêts de la dette que nous devons payer chaque année, il va augmenter de près de 50 milliards entre 2020 et 2027. Cet argent absorbé par nos déficits passés, c’est autant que nous ne pouvons pas consacrer à nos dépenses d’avenir, comme le climat ou l’éducation. »

 ➡ Retrouvez l’article complet ici. 

Billets et bulletins :

  • Bulletin n°251/3 : « Immobilier et endettement des ménages en France, Allemagne, Espagne et Italie : une situation singulière de la France », publié le 8 avril 2024. Lire en ligne.
  • Billet de blog n°353 : « Prêts garantis par l’État et prise de risque bancaire », publié le 11 avril 2024. Lire en ligne.
  • Billet de blog n°352 : « Les taux d’intérêt dans la finance décentralisée », publié le 9 avril 2024. Lire en ligne.
  • Billet de blog n°351 : « Structure d’endettement des entreprises et transmission de la politique monétaire », publié le 5 avril 2024. Lire en ligne.

Rapports : 

  • Enquête mensuelle de conjoncture – Début Avril 2024. Lire en ligne.
  • Baromètre de l’inclusion financière – Avril 2024. Lire en ligne.
  • Rapport annuel 2023 de la Banque de France. Lire en ligne.