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MARSEILLE : 5 128 000 habitants en Provence-Alpes-Côte d’…

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MARSEILLE : 5 128 000 habitants en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er janvier 2021

Populations légales : 5 128 000 habitants en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er janvier 2021.

Michael Boyadjan, Olivier Sanzeri (Insee)

Au 1er janvier 2021, 5 127 840 personnes vivent en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Entre 2015 et 2021, la population régionale croît en moyenne de 0,4 % chaque année, un rythme supérieur au niveau national (+0,3 %) mais plus modéré que dans les autres régions du sud de la France. Provence-Alpes-Côte d’Azur est la seule région de France métropolitaine dont la croissance démographique n’a pas diminué par rapport à la période 2010-2015. Le solde migratoire, différence entre les installations dans la région et les départs, est désormais le principal moteur de la hausse de population.

Le Var reste le département le plus dynamique, au 13ème rang national. La croissance démographique est la plus élevée dans les communes de 5 000 à 50 000 habitants.

Entre 2015 et 2021, le solde migratoire devient le principal moteur de croissance

Au 1er janvier 2021, 5 127 840 personnes vivent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, soit 7,8 % de la population de France métropolitaine. En nombre d’habitants, la région se situe au 7e rang en France. Entre 2015 et 2021, la population régionale croît en moyenne de 0,4 % par an soit 19 980 personnes supplémentaires chaque année (figure 1). Ce rythme est légèrement supérieur à celui constaté en France métropolitaine (+0,3 % par an). Il est en revanche plus modéré que dans les régions voisines d’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes (respectivement +0,7 % et +0,5 % en moyenne par an). Particularité de la région, le rythme d’évolution de la population est le même entre 2015 et 2021 qu’entre 2010 et 2015. Dans toutes les autres régions, la croissance de la population a faibli entre ces deux périodes.

Sur la période 2010-2015, la croissance de la population régionale était principalement portée par le , différence entre les naissances et les décès. Ce n’est plus le cas entre 2015 et 2021. Sur la période récente, le , différence entre les installations dans la région et les départs, contribue le plus au dynamisme démographique.

La croissance de la population due au solde migratoire est en moyenne de 0,3 % par an sur la période 2015-2021 (+0,1 % en France métropolitaine). Elle s’établissait à +0,2 % en moyenne annuelle sur la période précédente. Malgré ce léger regain migratoire, Provence-Alpes-Côte d’Azur reste moins attractive que les autres régions du sud de la France : +1,1 % par an en Corse, +0,7 % en Occitanie et +0,6 % en Nouvelle-Aquitaine.

Par ailleurs, comme au niveau national, la contribution du solde naturel à l’augmentation de la population est en baisse. Elle est de +0,1 % par an entre 2015 et 2021 après +0,3 % entre 2010 et 2015. L’érosion du solde naturel régional résulte à la fois du recul des naissances et de la hausse des décès. Le recul de la natalité, observé depuis 2014, est principalement dû à la diminution du taux de fécondité. L’ est passé de 2,0 enfants par femme en 2015 à 1,9 en 2021. Dans une moindre mesure, la baisse du nombre de femmes en âge de procréer (-1,6 % entre 2014 et 2020) y contribue également. Le nombre annuel de décès augmente depuis une dizaine d’années du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité. Cette évolution a été amplifiée en 2020, par l’épidémie de Covid-19.

Le Var reste le département le plus attractif de la région

Entre 2015 et 2021, le nombre d’habitants croît dans tous les départements de la région hormis dans les Hautes-Alpes où la population est restée stable (figure 2). Les dynamiques sont toutefois différentes.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Alpes-Maritimes, à la différence des autres départements de la région, le rythme d’évolution de la population est plus soutenu sur la période récente. Dans les Alpes-de-Haute-Provence (166 077 habitants, 3 % de la population régionale), malgré une dégradation du solde naturel, la hausse de l’attractivité migratoire permet une accélération de la croissance démographique (+0,4 % par an après +0,2 %). Dans le département des Alpes-Maritimes (1 103 941 habitants, 22 % de la population régionale), le rythme d’évolution de la population est également à la hausse (+0,3 % par an après +0,1 %), porté par l’augmentation de l’.

Le Var (1 095 337 habitants, 21 % de la population régionale) reste le département le plus dynamique de la région, et le 13e au niveau de la France métropolitaine. Toutefois, sa population a augmenté moins vite entre 2015 et 2021 qu’entre 2010 et 2015 (+0,7 % par an contre +0,8 %). Entre ces deux périodes, le solde migratoire s’accroît mais le solde naturel devient négatif.

La croissance démographique dans les Bouches-du-Rhône (2 056 943 habitants, 40 % de la population régionale) ralentit également (+0,3 % par an entre 2015 et 2021 après +0,4 % par an entre 2010 et 2015). Elle repose uniquement sur l’, du fait d’une population relativement jeune. Le solde migratoire est en effet nul.

La population en Vaucluse (564 566 habitants, 11 % de la population régionale) augmente moins vite entre 2015 et 2021 (+0,2 % par an après +0,5 %) sous l’effet de l’excédent naturel qui s’amenuise.

Dans les Hautes-Alpes (140 976 habitants, 3 % de la population régionale), la population stagne (0,0 % par an après +0,6 %), conséquence d’un déficit naturel et d’une forte baisse de l’excédent migratoire.

En conséquence, entre 2015 et 2021, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’augmentation de la population est portée essentiellement par l’excédent migratoire du Var et l’excédent naturel des Bouches-du-Rhône.

La population augmente dans trois communes sur cinq

Entre 2015 et 2021, la population augmente dans la majorité des communes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (61 %, soit 573 communes sur les 946 de la région, figure 3). Cette part est la plus élevée dans le Var (73 % des communes) et les Bouches-du-Rhône (71 %). Dans les autres départements, elle est entre quatre et six points en dessous du niveau régional.

Les communes les moins peuplées (moins de 5 000 habitants) et les plus peuplées (50 000 habitants ou plus) sont celles qui gagnent le moins souvent des habitants (respectivement 57 % et 58 %). Ce sont également les moins dynamiques, avec une évolution annuelle de population de +0,2 % par an (figure 4). Dans les communes de moins de 5 000 habitants, l’excédent migratoire est le seul moteur de la croissance démographique. Dans les communes de 50 000 habitants ou plus, les contributions du solde naturel et du solde migratoire à la croissance de la population sont équivalentes (encadré).

Portées par leur excédent migratoire, les communes de 5 000 à moins de 10 000 habitants sont les plus dynamiques : 81 % d’entre elles voient leur population augmenter et elles gagnent dans l’ensemble 0,7 % d’habitants par an.

Trois quarts (74 %) des communes de 10 000 à moins de 50 000 habitants gagnent des habitants et la population de ces communes progresse de 0,6 % par an dans l’ensemble. Néanmoins, certaines connaissent des baisses prononcées : Briançon (-2,6 % par an), Apt (-1,9 %), Beausoleil (-1,2 %) et Port de Bouc (-1,0 %).

Encadré – Douze communes de la région ont une population supérieure à 50 000 habitants

Au 1er janvier 2021, douze communes de la région ont une population supérieure à 50 000 habitants (données complémentaires).

Parmi elles, sept ont plus d’habitants en 2021 qu’en 2015. Toulon (+1,3 % par an), Fréjus (+1,3 %) et Cagnes-sur-Mer (+1,1 %) ont le rythme d’accroissement démographique le plus fort, porté par leur excédent migratoire (supérieur à 1,0 % par an). L’excédent migratoire dans la commune d’Aix-en-Provence (+0,3 % par an) contribue également, dans une moindre mesure, à l’augmentation de la population (+0,6 % par an). En revanche, les populations de Marseille et de Nice augmentent seulement sous l’effet de l’excédent naturel. Le solde migratoire de Marseille est négatif et celui de Nice est nul.

Les plus fortes baisses sont constatées à Arles (-0,8 % par an) et à la Seyne-sur-Mer (0,6 %). Dans ces deux villes, les baisses s’expliquent uniquement par le déficit migratoire (respectivement -0,9 % et -0,6 % par an).