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LONDRES : Cecily BROWN : « Un immense honneur d’expos…

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LONDRES : Cecily BROWN : « Un immense honneur d’exposer dans ce lieu si plein de souvenirs »

La galerie Serpentine présente « Picture Making », une exposition de la peintre Cecily Brown marquant son grand retour à Londres.

Après trente années passées à New York, l’artiste britannique Cecily Brown revient sur sa terre natale pour une exposition d’envergure. La galerie Serpentine présente « Picture Making » du 27 mars au 6 septembre 2026 à Serpentine South. Cet événement constitue le premier solo show de la peintre dans une institution publique britannique depuis sa rétrospective à Modern Art Oxford en 2005, et marque un véritable retour aux sources pour l’une des figures majeures de la peinture contemporaine.

Née à Londres en 1969 et diplômée de la Slade School of Fine Art en 1993, Cecily Brown s’est installée à New York en 1994, où elle a bâti une carrière internationale. Sa peinture, reconnaissable à sa touche vigoureuse, ses couleurs vives et ses compositions dynamiques, oscille entre figuration et abstraction, invitant le spectateur à une observation active.

Un retour aux sources inspiré par Kensington Gardens

L’exposition « Picture Making » puise son inspiration dans le cadre unique des jardins de Kensington, un lieu cher à l’artiste. Les thèmes de la nature et de la vie du parc, qui jalonnent son œuvre, sont ici revisités à travers des sujets familiers comme les couples d’amoureux, les scènes forestières ou les promenades en nature. Des œuvres inédites, créées spécialement pour l’occasion, dialogueront avec une sélection de toiles clés réalisées depuis 2001, permettant de retracer les évolutions et les continuités de sa pratique sur les vingt-cinq dernières années.

« La Serpentine occupe une place si importante dans le cœur du public, et c’est ce qui rend si excitant le fait d’y montrer mon travail. Jeune étudiante en art à Londres, j’adorais m’y rendre et j’y ai vu des expositions qui m’ont énormément influencée. C’est un immense honneur d’avoir ma première exposition institutionnelle à Londres dans un site si plein de souvenirs, mais qui reste aujourd’hui encore si passionnant et unique », a déclaré Cecily Brown.

Un dialogue entre œuvres nouvelles et références culturelles

Le processus créatif de Cecily Brown est intensément physique, laissant sur la toile les traces visibles de ses mouvements. Des peintures comme *Froggy would a-wooing go* et *Little Miss Muffet* (toutes deux de 2024-2025) abolissent la perspective au profit de coups de pinceau énergiques qui structurent la composition. Des motifs reconnaissables, comme de petites figures inspirées des peintures de fées victoriennes, apparaissent et disparaissent, déjouant toute interprétation narrative simple.

Dans d’autres œuvres comme *Bacchanal* (2001) ou *Teenage Wildlife* (2003-2004), les corps fusionnent avec leur environnement, brouillant les frontières entre la chair et la nature. La répétition est un moteur de sa pratique, comme en témoigne une série de peintures de « promenade en nature », inspirée par l’illustration d’un puzzle montrant un tronc d’arbre enjambant une rivière, que l’artiste décline à différentes échelles et palettes. L’exposition inclura également des monotypes et des dessins qui révèlent ses influences, des illustrations des livres pour enfants de Beatrix Potter ou Kathleen Hale aux contes et comptines plus sombres.

Une saison de peinture exceptionnelle pour la Serpentine

« Nous sommes honorés de présenter une exposition de nouvelles œuvres de Cecily Brown. Les peintures et dessins exposés mettront en valeur sa pratique dense et expressive, où les surfaces picturales et l’imagerie mouvante passent avec fluidité de figures reconnaissables à des formes abstraites », ont souligné Bettina Korek, directrice générale, et Hans Ulrich Obrist, directeur artistique de la Serpentine. « Accueillir cette exposition capitale est un retour à la maison pour l’artiste et correspond directement à notre mission de connecter les artistes avec le public ».

Un catalogue accompagnera l’exposition, conçu par la graphiste de renommée internationale Irma Boom. Il comprendra des extraits de la correspondance personnelle de l’artiste avec la peintre Celia Paul, une interview approfondie avec Hans Ulrich Obrist et une contribution créative de la poétesse Isabel Galleymore. La Serpentine, située au cœur de Kensington Gardens, continue ainsi sa mission de présenter gratuitement des expositions d’art contemporain pionnières, renforçant les liens entre les artistes et un large public.