LEZENNES : Innovation – Kiabi structure sa transforma…
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LEZENNES : Innovation – Kiabi structure sa transformation numérique avec un mois dédié à l’IA
À Lezennes, près de Lille, Kiabi lance son « Mois de l’IA » pour ancrer cette technologie au cœur de sa stratégie et de ses métiers.
L’enseigne nordiste de prêt-à-porter franchit une nouvelle étape dans sa transformation digitale. En ce début de mois de mars 2026, Kiabi initie une vaste campagne interne baptisée le « Mois de l’IA ». Loin de la simple expérimentation technologique, cette initiative marque la volonté du groupe d’intégrer l’intelligence artificielle comme un levier opérationnel direct, piloté et mesurable, au service de sa performance globale.
Une réponse à la complexité du retail moderne
Pour le géant du textile, l’adoption massive de l’IA n’est pas une option mais une nécessité face aux mutations du secteur. L’explosion des volumes de contenus nécessaires à l’omnicanalité, l’accélération des cycles de production et l’internationalisation croissante des marchés imposent de nouveaux outils. Selon l’entreprise, l’IA devient le moyen « d’absorber la complexité croissante des opérations » tout en maintenant la cohérence et la qualité.
La stratégie de Kiabi s’articule désormais autour de quatre piliers fondamentaux : l’efficience des métiers, le développement business, le renforcement du socle technologique et la montée en compétences des équipes.
De l’expérimentation à l’industrialisation
Le temps des tests isolés est révolu. L’enseigne a recensé plus de 250 cas d’usage potentiels à travers l’entreprise. En 2025, une vingtaine de projets pilotes ont été lancés, portés conjointement par les équipes opérationnelles et la direction. Chaque initiative a été passée au crible de critères stricts : gains de temps, qualité des contenus, sécurité des processus et impact organisationnel. Seuls les projets validés sont désormais industrialisés.
Parmi les succès concrets, la traduction automatisée des fiches produits illustre ce gain d’efficacité. Là où le processus prenait auparavant plusieurs semaines, il permet aujourd’hui de produire une fiche complète et harmonisée pour l’international en seulement trois à cinq jours.
En interne, l’outil « IAK », un GPT sécurisé développé par l’enseigne, propose déjà une soixantaine d’assistants spécialisés. Ces agents conversationnels aident les collaborateurs à rédiger des synthèses juridiques, structurer des notes internes ou analyser des documents réglementaires.
Un cadre éthique strict avec le K.AI Studio
Consciente des enjeux éthiques liés à la génération d’images, l’entreprise a mis en place le « K.AI Studio ». Cette structure encadre la production de contenus à l’échelle internationale en garantissant la conformité juridique et la cohérence graphique.
L’enseigne insiste sur un point crucial : l’humain reste au centre du processus. Chaque visuel généré par l’IA fait l’objet d’un contrôle systématique avant diffusion. De plus, Kiabi a instauré des règles strictes : la modification numérique d’un mannequin réel est formellement interdite. Si un mannequin est entièrement généré par IA, il doit être clairement identifié comme tel. Les shootings photo réels demeurent ainsi le cœur de l’incarnation des collections, l’IA intervenant principalement en support lors des phases exploratoires.
Formation certifiante et événements
Ce mois thématique vise également à acculturer l’ensemble des 10 000 collaborateurs du groupe. Dans le cadre d’un partenariat avec SKEMA Business School, Kiabi a mis en place une certification reconnue par l’État (RS7029) pour ses équipes. Ce parcours permet aux membres du « Collectif IA » et aux ambassadeurs internes de maîtriser les enjeux stratégiques et réglementaires de ces technologies.
Deux temps forts rythmeront ce mois de mars à Kiabi Village : un forum ouvert aux équipes le 5 mars pour tester les outils, et une conférence le 24 mars avec l’expert Stéphane Amarsy, qui sera suivie de la remise des certifications à la première promotion interne.
Kiabi, qui revendique un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros et s’appuie sur un réseau de 648 points de contact dans 37 pays, entend ainsi prouver que la mode à petits prix peut aussi rimer avec haute technologie.


