LE LUC EN PROVENCE : Trottinettes électriques – Une c…
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LE LUC EN PROVENCE : Trottinettes électriques – Une campagne pour endiguer les comportements à risque
Face à la hausse des infractions, la ville du Luc-en-Provence, dans le Var, lance une vaste campagne de prévention sur les trottinettes électriques.
La trottinette électrique, autrefois gadget, est devenue un moyen de transport quotidien pour de nombreux habitants du Luc-en-Provence, en particulier les adolescents se rendant au collège. Cependant, cette popularité s’accompagne d’une multiplication des comportements dangereux : circulation sur les trottoirs, transport de passagers, engins débridés ou absence d’équipements de sécurité. Face à ce constat et à plusieurs infractions relevées ces derniers mois, la municipalité a décidé de lancer une campagne de sensibilisation d’envergure. L’objectif est clair : marteler qu’une trottinette électrique est un véhicule à part entière, soumis aux règles strictes du Code de la route. La démarche cible en priorité les jeunes usagers, mais également leurs parents, dont la vigilance est jugée essentielle.
Un dispositif pédagogique complet
Pour faire passer le message, la ville a déployé un arsenal de communication varié. Deux affiches distinctes ont été créées. La première, destinée aux jeunes, détaille les équipements obligatoires (casque, gilet réfléchissant, assurance, feux) et les sanctions encourues. La seconde s’intègre à la campagne municipale de lutte contre les incivilités, « Même si… », avec deux visuels rappelant l’interdiction de circuler à deux et l’obligation du port du casque.
Innovation majeure, un panneau de signalisation spécifique, inspiré d’un modèle suisse, sera installé aux points stratégiques de la ville, notamment en centre-ville et près du collège. Très visuel, il rappellera en trois pictogrammes les règles fondamentales : une seule personne par engin, un âge minimum de 14 ans et une vitesse bridée à 25 km/h. Le panneau mentionnera également l’arrêté municipal (n°45/2026) signé par le maire, Dominique Lain, rendant le port du casque obligatoire sur tout le territoire communal. La campagne sera également relayée sur les supports numériques de la ville.
La prévention avant la répression
La commune du Luc-en-Provence privilégie une approche pédagogique. Avant de renforcer la verbalisation, des actions de prévention seront menées directement sur le terrain. La police municipale interviendra dans les écoles et au collège pour expliquer les règles de circulation, promouvoir les bonnes pratiques et répondre aux questions des élèves. Ces moments d’échange direct visent à créer une prise de conscience des risques d’accident, souvent sous-estimés par les plus jeunes. La municipalité a ainsi annoncé que les sanctions ne seraient appliquées plus strictement qu’après une période de plusieurs semaines dédiée à cette phase de sensibilisation.
Un contexte national et local alarmant
Cette initiative locale s’inscrit dans un contexte national préoccupant. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 80 utilisateurs d’Engins de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM) sont décédés en 2025, et la Sécurité routière a noté une augmentation de 57 % du nombre de morts entre avril et juin 2025 par rapport à la même période en 2024. Localement, la situation justifie cette action préventive : entre juin 2025 et mars 2026, la police municipale a verbalisé deux conducteurs pour débridage, quatre pour transport d’un passager et un jeune de moins de 14 ans. Ces chiffres, bien que limités, témoignent de la réalité des pratiques à risque sur la commune.
Rappel des règles et des sanctions
La campagne est l’occasion de rappeler les obligations légales et les sanctions associées. La circulation sur le trottoir, le transport d’un passager ou le non-port du casque sont passibles d’une amende de 135 €. L’utilisation d’un engin non conforme, capable de dépasser les 25 km/h, expose à une amende pouvant atteindre 1 500 €. Le défaut d’assurance peut quant à lui coûter 600 €. Enfin, comme pour tout véhicule, l’usage du téléphone tenu en main et le port d’écouteurs sont interdits, tandis que la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants est sévèrement sanctionnée, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 4 500 €.

