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HYERES : Jean-Louis MASSON : « Des investissements structurants pour les communes fragiles et des aménagements routiers pour améliorer la sécurité »
Le Conseil Départemental du Var réaffirme son engagement fort en faveur des projets d’investissement, de sécurité routière et de solidarité humaine, priorisant les zones les plus vulnérables du territoire.
Le Président du Conseil Départemental a mis en lumière l’importance de l’axe 3 des investissements, jugé « très structurant, très important » pour l’ensemble des communes du Var. Ces engagements, à des niveaux d’investissement très élevés, visent à apporter une aide précieuse, notamment aux localités les plus fragiles.

« On vient en aide avec une certaine force de frappe », a souligné le Président, insistant sur la nécessité de permettre aux communes de mener des projets d’envergure.
Soutien aux infrastructures et aux associations
La construction d’un groupe scolaire représente un investissement conséquent, estimé entre 8 et 10 millions d’euros. Des communes comme Artignosc ou Fayence, confrontées à de tels coûts, ne peuvent supporter seules ces charges. « Une ville comme Fayence est incapable de sortir 10 millions d’euros si elle n’a pas le Conseil Départemental de ses côtés », a-t-il précisé.
En parallèle, des crédits associatifs (appelés PIT : Projets d’Intérêt Territorial) sont alloués, avec un budget de l’ordre de 25 000 à 30 000 euros par an, qui devrait augmenter d’ici 2027. Ces fonds permettent de soutenir des initiatives locales, des clubs de pétanque aux événements divers, ou d’aider à financer le déplacement de sportifs pour des compétitions internationales.

Aménagements routiers et sécurité renforcée
En matière d’infrastructures routières, le département poursuit une stratégie d’amélioration et de sécurisation.
Sur l’année 2024, plusieurs interventions ont eu lieu sur la RD 559, incluant la sécurisation de l’accès à l’hôpital Saint-Salvadour, la requalification de l’aménagement du Carrefour Allée Notre-Dame et du Carrefour de la Rue de Livrette.
Les pistes cyclables constituent également une priorité. L’objectif est de « d’être cohérent entre la Métropole et le département pour réussir vraiment à faire un tracé cyclable tout le long de la côte ». Bien que de nombreuses sections aient déjà été réalisées, notamment sur Hyères, d’autres tronçons restent à finaliser. La RD 559, en particulier la route de l’Almanarre, est un axe majeur de ces aménagements.
Pour 2026, la RD 12 est au programme, avec la mise en place de « bandes multifonctionnelles » entre le Chemin de la Mayonnaise et le giratoire des déportés. Il s’agit d’un axe très fréquenté, avec environ 10 000 voitures par jour, nécessitant une sécurisation accrue, notamment du côté de la route des Salins.
Le Président a également abordé la question de la limitation de vitesse sur la RD 98. Des demandes pour la passer à 50 km/h sont faites, mais le département est favorable à une approche plus progressive.
« Passer de 90 à 50 de manière un peu brutale à cet endroit-là, ça ne nous paraît pas adapté », a-t-il expliqué. Une solution pourrait être de réduire la vitesse à 70 km/h en amont de l’agglomération, avant de passer à 50 km/h.

Fluidité de la circulation grâce aux giratoires
La mise en place de giratoires est une solution privilégiée pour fluidifier le trafic et assurer une continuité de circulation.
« Tous les feux rouges, quand il y a des feux rouges, c’est des points d’écoulement de circulation », a déclaré le Président. En l’absence de giratoire, la situation devient une contrainte pour ceux qui veulent s’insérer depuis les axes secondaires. Un giratoire sur la RD 559 entre Hyères et l’Almanarre est envisagé mais « n’est pas encore programmé » et n’a pas « un niveau suffisant de la liste d’attente ».
Un autre giratoire est également à l’étude à la sortie du Mont des Oiseaux, sur l’axe entre Hyères et Carqueiranne, afin de sécuriser un point jugé « très dangereux ». Ces aménagements s’inscrivent dans une logique globale de développement des giratoires « partout », une approche qui a déjà porté ses fruits sur Carqueiranne et la commune d’Hyères.
Entretien et surveillance des ouvrages d’art
L’entretien des infrastructures existantes est également un enjeu majeur. Le pont du Roubaud a été inspecté et ne présente aucun risque, mais des visites périodiques sont prévues pour confirmer sa solidité.
« Le pont du Roubaud ne menace pas de… je tiens à rassurer les usagers », a indiqué le Président. Sa hauteur est une contrainte mais l’ouvrage lui-même n’est pas dangereux.
Les ponts, majoritairement situés sur les routes départementales, sont de plus en plus problématiques. Le pont de Cavalière, entièrement reconstruit l’année dernière, en est un exemple. Un nouveau contrôle du pont du Roubaud est prévu en 2026. La surveillance des ponts, et de tous les ouvrages d’art, est cruciale pour la sécurité des usagers.


Plan Ruissaux et gestion environnementale
Sur le plan environnemental, le département lance un « plan ruisseau » pour le nettoyage des fossés, essentiel pour prévenir les inondations.
« C’est vrai qu’on fait une grosse campagne de nettoyage au niveau des fossés… pour être le plus près possible en cas d’inondation ou de flux qui augmenterait », a précisé le Président. Ce plan vise à protéger les zones humides, les terres agricoles et les populations locales.
Projets sociaux et culturels innovants
Enfin, le volet des solidarités humaines est également au cœur des préoccupations. Les centres sociaux Victoria et Miliet, jugés « saturés », « obsolètes » et « inadaptés », nécessitent une réflexion approfondie sur leur avenir. Des solutions de relocalisation ou de reconstruction sont à l’étude pour créer des « pôles inter-services » qui regrouperaient diverses fonctions sociales et techniques.
Un projet ambitieux sur Verger est en cours de discussion avec la Métropole. L’idée est de créer un parking, potentiellement semi-souterrain, qui pourrait accueillir le conservatoire de musique, actuellement situé au Parc Hôtel. Cette relocalisation permettrait de libérer le bâtiment du Parc Hôtel, qui pose de nombreux problèmes et sur lequel des travaux de maintenance coûteux sont déjà engagés.
« On avait parlé parce que sur Verger, on a le projet de faire un parking. Et on est en train d’avancer avec la Métropole pour essayer de voir si on peut faire un parking qui soit semi-souterrain et dessus, on pourrait y faire le conservatoire de musique », a expliqué le Président.
Ce nouveau pôle permettrait également d’installer « les archives de la ville qui sont très en eau », ainsi que les associations actuellement hébergées au Parc Hôtel. L’objectif est de créer un « pôle musical » et un « pôle administratif » en cœur de ville, en lien avec la médiathèque dont le projet d’agrandissement est déjà en cours.
Photos Philippe OLIVIER (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR) via Presse Agence.

