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CANNES : Jonathan LALINEC : « Les Français cherchent des so…

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CANNES : Jonathan LALINEC : « Les Français cherchent des solutions plus abordables pour accéder aux contenus »

À l’occasion du Festival de Cannes, une analyse de Spliiit révèle que le co-abonnement s’impose face au coût cumulé du cinéma et du streaming.

Alors que le Festival de Cannes ouvre ses portes aujourd’hui pour sa nouvelle édition, qui se tiendra jusqu’au 23 mai, les habitudes de consommation des Français en matière de cinéma et de contenus audiovisuels connaissent une transformation profonde et durable. Si l’amour pour le septième art reste intact, les spectateurs se tournent massivement vers de nouveaux modes d’accès, plus flexibles et économiques, redéfinissant ainsi le paysage culturel. L’entreprise Spliiit, spécialisée dans le partage d’abonnements, observe ce phénomène et souligne une tendance de fond : la recherche de solutions pour maîtriser un budget culture de plus en plus fragmenté.

Du cinéma au streaming : un basculement des usages

Les chiffres témoignent d’une évolution nette des comportements. Selon les données du Centre National du Cinéma (CNC), la fréquentation des salles obscures en France demeure inférieure d’environ 13 % à son niveau d’avant la crise sanitaire. Cette baisse ne signifie pas un désintérêt pour les films et les séries, mais plutôt un report vers d’autres canaux de diffusion. En parallèle, les plateformes de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) ont connu une croissance spectaculaire. Certaines d’entre elles ont vu leur nombre d’abonnés bondir jusqu’à 150 % depuis 2022.

Des géants comme Netflix, Disney+, Prime Video ou encore Canal+ sont devenus des réflexes quotidiens pour des millions de foyers. Cette transition s’explique par une quête de consommation plus immédiate, accessible et surtout compatible avec les contraintes budgétaires actuelles. Le visionnage à domicile offre une souplesse que le cinéma en salle ne peut concurrencer de la même manière.

La multiplication des abonnements, un nouveau casse-tête budgétaire

L’essor du streaming a cependant engendré un effet pervers : la fragmentation de l’offre. Pour accéder à l’ensemble des contenus désirés, entre les exclusivités de chaque plateforme et la dispersion des catalogues, les consommateurs sont contraints de multiplier les souscriptions. Cette accumulation pèse de plus en plus lourd sur les finances des ménages. Une étude récente révèle qu’un foyer français détient en moyenne 3,2 abonnements numériques. Ce chiffre grimpe même à 4,3 pour la tranche d’âge des 25-30 ans, particulièrement friande de ces services.

Face à cette inflation de dépenses mensuelles, une nouvelle pratique gagne du terrain et s’impose comme une solution pragmatique : le partage d’abonnements.

Le co-abonnement, une réponse à la maîtrise des dépenses

C’est dans ce contexte que des plateformes de mise en relation se développent pour permettre aux utilisateurs de partager légalement les frais de leurs divers abonnements. Cette approche répond à un double besoin : continuer à profiter d’une offre culturelle riche tout en gardant le contrôle de son budget.

« On voit bien que les Français ont toujours autant envie de regarder des films et des séries. Mais aujourd’hui, entre le prix des places de cinéma et la multiplication des abonnements, ils cherchent surtout des solutions plus simples et plus abordables pour accéder aux contenus qu’ils aiment », analyse Jonathan Lalinec, co-fondateur de Spliiit.

Leader européen du co-abonnement, la plateforme Spliiit (https://www.spliiit.com/) a été lancée en 2019 pour encadrer et sécuriser cette pratique. Présente dans 19 pays européens, elle se positionne non seulement comme un outil d’optimisation budgétaire pour les consommateurs, mais aussi comme une solution contre le piratage pour les éditeurs de contenus. En marge du glamour du Festival de Cannes, cette réalité économique rappelle que l’accès à la culture est aussi, et de plus en plus, une affaire de portefeuille.