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NICE : Julien PICOT : « Il est temps de faire du logement une priorité absolue »
L’élu communiste Julien Picot interpelle la nouvelle direction de Côte d’Azur Habitat sur l’urgence du logement social à Nice.
La nomination de Françoise Souliman à la tête du conseil d’administration de Côte d’Azur Habitat, principal bailleur social de la métropole, suscite de fortes attentes. Dans une déclaration, le conseiller municipal et métropolitain communiste Julien Picot a adressé un message direct à la nouvelle présidente ainsi qu’au maire de Nice, Éric Ciotti, pour exiger un changement de cap radical.
Pour l’élu, « la politique du logement ne peut plus être le parent pauvre de l’action municipale ».
« Une véritable violence sociale »
Le constat dressé par Julien Picot est sévère. Il dénonce une situation de crise profonde où des milliers de personnes se trouvent en situation de grande précarité.
« À Nice, des milliers de familles, de salariés, de jeunes, de retraités et de travailleurs essentiels attendent parfois plus de dix ans pour obtenir un logement social. Dix ans », martèle-t-il.
Il qualifie cette attente interminable d’« indigne d’une grande ville comme la nôtre » et de « véritable violence sociale pour toutes celles et ceux qui vivent dans la précarité, dans des logements insalubres, ou qui consacrent une part toujours plus importante de leurs revenus à se loger ».
Selon l’élu, cette crise du logement est le résultat d’une politique municipale qui a, depuis des années, privilégié « les opérations de prestige, la spéculation immobilière et les grands projets de communication ».
Une conséquence directe de ces choix serait l’exclusion progressive des classes populaires et moyennes, chassées du cœur de la ville par une flambée des loyers et des prix de l’immobilier.
Un manquement légal et un gaspillage financier
Au-delà de l’urgence humaine, Julien Picot pointe une défaillance légale et financière. Il rappelle que la Ville de Nice ne respecte toujours pas les obligations de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), qui impose un quota de 25 % de logements sociaux. Cette carence n’est pas sans conséquence pour les finances publiques.
« Pire encore, cette carence coûte chaque année près de 12 millions d’euros d’amendes aux contribuables », s’insurge le conseiller municipal.
Il qualifie cette situation d’« aberration totale », y voyant un « choix politique assumé : celui de ne pas construire suffisamment de logements sociaux ».
Pour lui, ces « douze millions d’euros jetés par les fenêtres » pourraient et devraient être investis dans la construction et la réhabilitation du parc locatif afin d’améliorer le quotidien des habitants et de répondre à la crise.
Des attentes claires pour un changement de cap
Face à ce diagnostic alarmant, Julien Picot formule des exigences précises à l’attention du nouveau conseil d’administration de Côte d’Azur Habitat.
Il appelle à des « actes concrets », citant notamment une « accélération massive de la construction de logements sociaux ».
Ses demandes incluent également un vaste plan de rénovation du parc existant, une plus grande transparence dans les procédures d’attribution des logements, et un engagement ferme pour que la ville atteigne enfin les objectifs fixés par la loi SRU. En conclusion, l’élu communiste réaffirme sa vision d’une politique urbaine plus juste et inclusive.
« Le logement n’est pas une marchandise réservée à quelques-uns. C’est un droit fondamental », insiste-t-il.
Il plaide pour une ville qui ne soit plus « réservée aux plus riches, aux investisseurs et à la spéculation immobilière », mais qui place « l’humain, la dignité et le droit au logement au cœur des priorités publiques ».
via Press Agence.


