BEAUFORT : Sabine Pendariès-Issaurat : « Proposer pleinemen…
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BEAUFORT : Sabine Pendariès-Issaurat : « Proposer pleinement ma cuisine et ma passion »
À Beaufort, en Savoie, la cheffe Sabine Pendariès-Issaurat impose à l’Hôtel La Roche sa signature culinaire audacieuse et inspirée par la nature.
Betterave en dessert, sapin en cuisine, agastache au goût de réglisse mentholée : la nouvelle carte de l’Hôtel La Roche détonne et surprend. Depuis septembre 2025, l’établissement historique du Beaufortain a confié ses cuisines à Sabine Pendariès-Issaurat, une cheffe au parcours prestigieux qui déploie une écriture culinaire très personnelle, où les associations originales et une approche instinctive de la nature sont au cœur de l’assiette. Son ambition est claire : marquer les esprits et conquérir le palais d’une nouvelle clientèle.
Un parcours d’excellence
Avant de trouver sa propre voix, Sabine Pendariès-Issaurat a fait ses armes dans les cuisines les plus exigeantes. Formée à la prestigieuse École Supérieure Ferrandi Paris, elle a bâti son expérience au sein de maisons étoilées au Guide Michelin et auprès de Meilleurs Ouvriers de France. Son talent et sa rigueur lui ont valu d’être nommée commis officielle au concours du Bocuse d’Or en 2015.
Son passage de trois ans aux côtés du chef Christophe Bacquié au Castellet fut une période décisive, couronnée par l’obtention de la troisième étoile Michelin pour l’établissement. Après une expérience aux États-Unis pour l’ouverture d’un restaurant gastronomique français à Las Vegas, elle est revenue en France pour travailler auprès de Jean Sulpice en Haute-Savoie. C’est à la suite de ces expériences qu’elle a ressenti le besoin de s’éloigner des codes stricts de la haute gastronomie pour développer une cuisine plus personnelle, d’abord comme cheffe du Clos Marcel à Duingt, puis en relevant le défi proposé par l’Hôtel La Roche.
Une cuisine d’immersion et de conviction
Pour Sabine Pendariès-Issaurat, un repas doit être une expérience sensorielle complète.
« Ma cuisine est très naturelle, inspirée de la nature. J’aime créer des menus qui racontent une histoire, créer une ambiance de service qui immerge le client dans une bulle », explique la cheffe.
Elle cherche à créer un moment suspendu, une parenthèse où le produit est roi. Parmi ses créations marquantes, on retrouve un dessert intitulé « Betterave explosive » mêlant mûre, réglisse et noix de pécan, ou une entrée signature alliant finesse de riz, fraîcheur de concombre et consommé de rhubarbe infusé à la violette.
Ce rapport profond au produit se traduit par une collaboration étroite avec les producteurs locaux, même si elle reconnaît les défis logistiques.
« Je travaille avec eux dès que j’en ai l’occasion. J’adore l’agriculture, si je n’étais pas chef de cuisine, je serais probablement maraîchère », confie-t-elle.
Son style est une synthèse de ses apprentissages, digérés et réinterprétés.
« Sans doute un peu de tous les chefs avec qui j’ai pu travailler, chacun m’ayant transmis un aspect différent du métier », précise-t-elle.
Un écrin historique en plein renouveau
L’arrivée de la nouvelle cheffe s’inscrit dans une dynamique de renouveau pour l’Hôtel La Roche. Ouvert en 1929 dans le village de Beaufort, cet établissement emblématique de l’hospitalité savoyarde a traversé les époques. Aujourd’hui, il propose 40 chambres et une suite, avec des tarifs allant de 110 € en basse saison à 500 € pour la suite en période de forte affluence. L’hôtel mise sur une expérience client enrichie, avec un spa ouvert jusqu’à 23 heures en hiver et des animations régulières. Pour accompagner la nouvelle carte bistronomique de la cheffe, une nouvelle carte des vins a également été élaborée. Tourné vers l’avenir, l’établissement s’apprête à obtenir le label « Accueil Vélo » au printemps et développe des offres pour les motards ainsi que des partenariats pour la location de matériel de sport.
C’est dans ce cadre, entre histoire et modernité, que Sabine Pendariès-Issaurat entend écrire un nouveau chapitre.
« J’ai pris ce poste à l’Hôtel La Roche pour la page blanche qu’il me proposait. Le potentiel et les multiples projets qu’il offre sont stimulants. J’espère conquérir la clientèle du Beaufortain en leur proposant pleinement ma cuisine et ma passion », conclut-elle.


