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ANTIBES : Julien PICOT (PCF) critique la venue de MELONI : « une faute politique grave »
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes dénonce la réception de la Première ministre italienne, accusant Emmanuel Macron de banaliser l’extrême droite.
La visite de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, reçue ce jeudi 25 juin 2026 par le président Emmanuel Macron à Antibes, suscite une vive réaction de la part du Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes. Dans un communiqué signé par son secrétaire départemental, Julien Picot, la fédération locale fustige une rencontre qu’elle qualifie de « faute politique grave ».
Cette réception intervient une semaine après celle du Premier ministre indien Narendra Modi, et s’inscrit, selon le PCF06, dans une stratégie de légitimation des courants nationalistes sur la scène internationale.
Une « banalisation » de l’extrême droite
Le communiqué critique ouvertement la normalisation de figures politiques dont le gouvernement mène « une politique de régression sociale, de stigmatisation des migrants et d’atteinte aux libertés ». Pour le parti, la démarche de l’Élysée est contre-productive.
« Cette banalisation permanente de l’extrême droite est une faute politique grave », dénonce Julien Picot.
« On ne combat pas l’extrême droite en l’invitant, en la légitimant et en multipliant les gestes de complaisance à son égard », poursuit-il.
Selon lui, en agissant de la sorte, le président de la République contribue à installer durablement les idées de l’extrême droite dans le paysage politique européen.
La stratégie présidentielle en question
Le texte analyse la politique d’Emmanuel Macron comme une « impasse démocratique », qualifiant sa stratégie du « en même temps » avec l’extrême droite de dangereuse. Le signal envoyé par cette visite officielle est jugé particulièrement négatif.
« En recevant Giorgia Meloni avec tous les honneurs de la République, Emmanuel Macron envoie un signal désastreux à celles et ceux qui luttent partout en Europe contre les politiques nationalistes, xénophobes et antisociales », affirme le communiqué.
Un message pour les Alpes-Maritimes
Le choix d’Antibes comme lieu de rencontre est également pointé du doigt, le PCF06 refusant de voir le département associé à cette diplomatie.
« Les Alpes-Maritimes n’ont pas vocation à devenir la vitrine diplomatique de l’extrême droite internationale », insiste le secrétaire départemental.
Il rappelle que le département est, selon lui, « une terre de solidarité, de résistance et d’ouverture sur la Méditerranée, pas un lieu de promotion pour celles et ceux qui attisent les divisions entre les peuples ».
Appel à une « autre Europe »
Face à ce qu’il nomme la « montée des nationalismes », le parti réaffirme son opposition et appelle à un projet européen alternatif, loin de la ligne incarnée par la rencontre d’Antibes.
« Nous refusons cette normalisation. Face à la montée des nationalismes, il faut construire une autre Europe : une Europe de la paix, de la coopération, de la justice sociale et de la solidarité entre les peuples », conclut Julien Picot.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

