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ANTANANARIVO : Zouzar BOUKA : « Il s’agit de terminer ce que nous avons commencé »

Un an après un premier essai, l’entrepreneur Zouzar Bouka et ses fils repartent à l’assaut de l’Everest pour hisser le drapeau malgache.

Un an après avoir dû rebrousser chemin à seulement 250 mètres du sommet de l’Everest, la famille Bouka annonce sa nouvelle expédition pour conquérir le toit du monde. Menée par l’entrepreneur Zouzar Bouka, fondateur du groupe Vision Madagascar (ViMa), et ses fils Raïs et Raj-Alexandre, cette seconde tentative est placée sous le signe de la résilience et de la fierté nationale. En 2025, la congestion sur la voie, le risque de gelures et le manque d’oxygène les avaient contraints à la prudence. Aujourd’hui, ils reviennent plus déterminés que jamais.

Une affaire de famille et de mérite

Pour Zouzar Bouka, cette aventure dépasse le simple exploit sportif. C’est une quête de persévérance et un message fort adressé à la jeunesse.

« Il s’agit de terminer ce que nous avons commencé », a déclaré Zouzar Bouka.

« L’Everest exige humilité et persévérance. L’année dernière nous a enseigné des leçons difficiles. Cette année, nous revenons unis en famille, portant notre amour pour Madagascar à chaque pas ».

L’alpiniste chevronné souhaite transmettre la valeur de la méritocratie, considérant la montagne comme le juge de paix ultime où ni les raccourcis ni la tromperie n’ont leur place. Seul l’effort personnel mène au sommet.

Le témoignage d’une génération

Les fils de Zouzar Bouka partagent cette vision, y ajoutant une dimension personnelle et générationnelle. Pour Raïs, diplômé de l’Université de Californie du Sud, l’échec fait partie intégrante du parcours.

« Cette seconde tentative dépasse largement l’idée d’atteindre un sommet. C’est une question de persévérance. De ne pas avoir peur de l’échec », explique-t-il.

« On nous demande souvent : “Pourquoi parler avant même d’avoir réussi ?” Mais je pense que cela reflète un problème plus large aujourd’hui, surtout dans le monde des réseaux sociaux. Nous montrons uniquement les victoires, les moments parfaits, les histoires de succès. Nous montrons rarement l’effort, les revers ou ce qui se passe quand les choses ne se déroulent pas comme prévu. C’est aussi une histoire de temps partagé avec mon père et mon frère. En grandissant, la vie nous entraîne dans des directions différentes, et l’on réalise que ces moments précieux ensemble deviennent plus rares ».

Son frère, Raj-Alexandre, qui a déjà gravi des sommets sur six continents, insiste sur les leçons d’humilité et de confiance apprises en haute altitude.

« L’alpinisme m’a appris l’importance de la confiance. Sur l’Everest, nous confions constamment nos vies à une seule corde, parfois fixée par des personnes que nous n’avons jamais rencontrées », ajoute-t-il.

« L’Everest enseigne aussi une humilité radicale. Peu importe votre force, votre préparation ou votre expérience, c’est la montagne qui décide. J’ai appris que la véritable force réside dans la capacité à savoir renoncer, même lorsque le sommet est à portée de vue. Plus que tout, ces expéditions m’ont montré la valeur irremplaçable de la présence. Je me sens comme la personne la plus chanceuse au monde ».

Un défi face à une montagne mortelle

La détermination de la famille Bouka se heurte à une réalité brutale : l’Everest est l’un des endroits les plus dangereux de la planète. Depuis les années 1920, plus de 340 décès y ont été enregistrés. Des tragédies comme l’effondrement d’un sérac en 2014, qui a coûté la vie à 16 sherpas, ou l’avalanche de 2015, qui a fait 22 victimes au camp de base, rappellent les risques permanents. Les dernières saisons ont été particulièrement meurtrières, avec 18 morts en 2023 et 28 dans l’Himalaya entre 2024 et 2025. Cette année, alors que la saison ne fait que commencer, quatre alpinistes ont déjà perdu la vie. Les Bouka, qui ont croisé plusieurs corps lors de leur précédente ascension, sont pleinement conscients des dangers.

Un parcours d’alpinistes chevronnés

La famille n’en est pas à son coup d’essai. Leur aventure commune a débuté en 2021 avec l’ascension du Pic Boby, le plus haut sommet accessible de Madagascar. Depuis, ils ont gravi des montagnes sur les sept continents. Zouzar Bouka est un entrepreneur reconnu, propriétaire du World Trade Center à Antananarivo. Raïs, après ses études, a déjà atteint l’altitude de 8 600 mètres sur l’Everest, tout comme Raj-Alexandre, qui a mis ses études en pause pour se consacrer à ce projet familial.

Le public est invité à suivre l’expédition sur les réseaux sociaux de la famille :

– Facebook : https://apo-opa.co/4nEtnYe

– Instagram : https://apo-opa.co/4nAQlQ1

– YouTube : https://apo-opa.co/4eRNik5