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PARIS : Immobilier – La rénovation des copropriétés f…

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PARIS : Immobilier – La rénovation des copropriétés freinée par le rejet massif des travaux

Une étude de Matera révèle que près d’un tiers des projets de travaux sont rejetés en AG, un chiffre qui alourdit la facture énergétique des immeubles.

Alors que la saison des assemblées générales bat son plein et que les obligations de rénovation énergétique se durcissent, un constat alarmant émerge : les copropriétaires français freinent des quatre fers face aux projets de travaux. Selon le premier Baromètre des Assemblées Générales publié par le syndic professionnel Matera (https://matera.eu/fr), près d’un projet de travaux sur trois est systématiquement rejeté lors du vote. L’étude, basée sur l’analyse de 31 996 assemblées générales tenues dans 11 422 copropriétés, met en lumière les arbitrages financiers de plus en plus complexes auxquels les propriétaires sont confrontés.

Un arbitrage financier de plus en plus tendu

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si 90 % de l’ensemble des résolutions soumises au vote sont habituellement adoptées, ce taux s’effondre à seulement 67 % lorsqu’il s’agit d’engager des travaux. Ce blocage s’explique par un contexte économique tendu pour les ménages. En 2025, les charges de copropriété ont déjà connu une augmentation de 4,7 %, tandis que le coût moyen des travaux votés atteignait 9 342 euros par projet, en hausse de 9,5 % sur deux ans.

Isolation, ravalement de façade, réfection des parties communes ou rénovation énergétique : ces investissements lourds sont examinés à la loupe par des propriétaires soucieux de maîtriser leurs dépenses.

« Les copropriétaires ne refusent pas les travaux par principe. En revanche, ils sont devenus beaucoup plus attentifs aux montants engagés. Chaque projet doit démontrer son urgence, sa valeur ajoutée pour l’immeuble et sa cohérence économique », analyse Antoine Serafini, Data Analyst chez Matera.

La participation, un enjeu clé pour les grands ensembles

Le baromètre révèle un autre point de friction : la mobilisation des copropriétaires. Bien que le taux de participation moyen s’établisse à un niveau stable de 77 %, il cache une forte disparité. Il culmine à 82 % dans les petites copropriétés de moins de 10 lots, mais chute drastiquement à 54 % dans celles de plus de 50 lots.

Or, ce sont précisément ces grands ensembles qui sont les plus concernés par les décisions structurantes et les chantiers d’envergure, notamment pour se conformer aux nouvelles normes énergétiques. Un faible taux de participation peut paralyser la prise de décision et retarder des investissements pourtant essentiels.

« Derrière les chiffres de participation se joue en réalité la capacité des copropriétés à investir et à se transformer. Plus les copropriétaires participent aux décisions, plus les projets ont de chances d’aboutir », commente Antoine Serafini.

La généralisation des assemblées hybrides comme solution ?

Une évolution notable pourrait cependant changer la donne. Les assemblées générales au format hybride, combinant présentiel et participation à distance, sont devenues la norme, représentant 53 % des réunions. Longtemps considérées comme une mesure de crise, elles s’imposent comme une solution durable pour faciliter l’implication des propriétaires.

« En permettant aux copropriétaires de voter et de participer à distance, les Assemblées Générales hybrides offrent une réponse concrète à cet enjeu et pourraient contribuer à réduire durablement l’absentéisme », conclut Antoine Serafini.

Cette transformation numérique du secteur est d’autant plus cruciale que le mois de juin concentre à lui seul 18 % de toutes les assemblées générales de l’année, en faisant une période décisive pour l’avenir de milliers d’immeubles en France.

À propos de l’étude

Le Baromètre des Assemblées Générales Matera a été réalisé à partir de l’analyse de 31 996 assemblées générales organisées au sein de 11 422 copropriétés clientes au cours des trois dernières années. Les données sur les charges proviennent du Baromètre Matera 2025, portant sur 5 390 copropriétés.

Créé en 2017, Matera est un syndic professionnel qui accompagne plus de 15 000 copropriétés en France et en Allemagne en combinant une plateforme numérique et l’expertise de ses équipes. L’entreprise propose également des services de gestion locative et de transaction.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).