NICE : Changement climatique – L’État et les ac…
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NICE : Changement climatique – L’État et les acteurs locaux dressent un constat d’urgence pour les Alpes-Maritimes
Face à l’accélération des impacts climatiques, une vaste concertation a défini une stratégie d’adaptation pour le territoire maralpin.
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Le département des Alpes-Maritimes, déjà marqué par les crues meurtrières de 2015 et les tempêtes Alex et Aline en 2020 et 2023, se trouve en première ligne face aux conséquences du changement climatique. Conscient de l’urgence, l’État a orchestré le 21 novembre 2025 un « Rendez-vous territorial de la planification écologique » au Palais des Rois Sardes à Nice. Cet événement a rassemblé élus, collectivités et acteurs socio-économiques pour établir une feuille de route commune et concrète.
Un constat alarmant et partagé
Présidée par Laurent Hottiaux, Préfet des Alpes-Maritimes, et Richard Galy, Conseiller régional, la journée a débuté par un diagnostic sans complaisance. Les projections climatiques pour la France, basées sur la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC), anticipent une hausse de la température de +4 °C d’ici 2100. Pour le département, cela se traduira par des vagues de chaleur plus intenses et plus longues, avec deux à trois semaines supplémentaires de températures supérieures à 30 °C et trois semaines de plus de « nuits tropicales » (températures ne descendant pas sous les 20 °C).
Ces données, présentées via des cartographies détaillées par le Secrétariat Général à la Planification Écologique (SGPE), illustrent une vulnérabilité accrue sur de multiples fronts. Les cartes des effets du changement climatique sont d’ailleurs consultables par tous sur le site de la préfecture (https://www.alpes-maritimes.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Changement-climatique/Cartes-des-effets-du-changement-climatique-et-de-la-sensibilite-des-territoires).
Des impacts sectoriels majeurs
Plusieurs tables rondes ont permis d’aborder les défis spécifiques au territoire maralpin. La gestion de l’eau est au cœur des préoccupations, avec une baisse attendue des débits des cours d’eau de 20 % à 30 % en période d’étiage. Cette raréfaction de la ressource menace directement le pastoralisme, pilier de l’agriculture locale, en raison de l’assèchement des sols et de la réduction des pâturages.
Le littoral, qui concentre une grande partie de la population et des infrastructures stratégiques (routes, voies ferrées, réseaux), est quant à lui menacé par la montée du niveau de la mer. L’érosion côtière pourrait atteindre un recul cumulé de plus de 37 mètres d’ici 2100, posant la question cruciale de l’adaptation de l’économie balnéaire et des activités portuaires.
L’habitat est également un enjeu central. Avec 26 % de logements classés passoires énergétiques (DPE E, F ou G), selon l’Ademe, l’adaptation thermique des bâtiments pour garantir un confort d’été devient une priorité de santé publique. Enfin, le tourisme de montagne doit se réinventer face à une baisse de 10 à 20 jours d’enneigement, poussant les stations à accélérer leur transition vers un modèle « quatre saisons » moins dépendant de la neige de culture, elle-même grande consommatrice d’une eau de plus en plus précieuse.
Planifier et financer la transition
La rencontre a souligné l’importance des outils de planification existants, comme le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET), pour coordonner les actions à l’échelle régionale. Les dispositifs de financement, présentés par la Banque des Territoires, sont essentiels pour accompagner les collectivités et les entreprises dans leurs projets d’adaptation.
Cette mobilisation s’inscrit dans la dynamique de la COP régionale lancée en 2023, qui vise à bâtir un Plan de transformation écologique et énergétique pour Provence-Alpes-Côte d’Azur. La démarche se poursuivra dans les Alpes-Maritimes avec des déclinaisons thématiques, notamment des Assises de la forêt prévues jusqu’en juin 2026, afin d’élaborer une feuille de route pour la protection et la gestion durable de cet écosystème vital.
Pour plus d’informations sur la démarche régionale, le portail Connaissance du territoire de la Région Sud détaille les avancées de la planification écologique (https://connaissance-territoire.maregionsud.fr/la-planification-ecologique-en-region-provence-alpes-cote-dazur).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

