Passer au contenu principal

NICE : Transition énergétique – La Métropole lance un…

Partager :

NICE : Transition énergétique – La Métropole lance un vaste réseau de chaleur renouvelable grâce à la mer

La Métropole Nice Côte d’Azur a dévoilé son nouveau Plan Climat 2026-2032, axé sur un projet majeur de thalassothermie dans le centre-ville.

La Métropole Nice Côte d’Azur accélère sa transition écologique en présentant ce lundi son nouveau Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) pour la période 2026-2032. Au cœur de cette stratégie, le lancement d’un projet d’envergure : la création d’un réseau de chaleur et de froid renouvelables alimenté par l’énergie thermique de la mer, qui desservira une large partie du centre-ville de Nice.

Un réseau stratégique alimenté par la mer

Via une procédure de concession de service public, la Métropole va confier la construction et l’exploitation d’une infrastructure de thalassothermie. Celle-ci puisera l’énergie calorifique de l’eau de mer pour alimenter en chauffage, climatisation et eau chaude sanitaire des milliers de logements, hôtels, commerces et bâtiments publics.

Le périmètre de ce futur réseau s’étendra du boulevard Gambetta jusqu’au port de Nice. L’objectif est double : réduire drastiquement la dépendance du territoire aux énergies fossiles et protéger les usagers contre la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie. Ce projet s’inscrit également comme une réponse directe au réchauffement climatique, en offrant une solution de rafraîchissement durable et à grande échelle pour faire face aux épisodes de fortes chaleurs de plus en plus fréquents. Le montage en délégation de service public permettra de mobiliser les investissements privés nécessaires tout en garantissant à la collectivité la maîtrise des tarifs et des orientations stratégiques.

Un Plan Climat plus ambitieux pour 2032

Ce projet de thalassothermie est la pierre angulaire du nouveau PCAET 2026-2032, qui succède au plan précédent (2019-2025). Cette nouvelle feuille de route rehausse les ambitions locales en s’alignant sur la stratégie nationale énergie-climat. L’objectif phare est une diminution de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2032, par rapport au niveau de 2012.

Au-delà de la seule réduction des émissions, le plan intègre désormais de manière plus affirmée les enjeux d’adaptation et de résilience du territoire. Il prend notamment en compte la Trajectoire de Réchauffement de référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC), afin de préparer la métropole aux défis environnementaux, sanitaires et économiques des prochaines décennies. Il vise à renforcer la souveraineté énergétique, préserver la biodiversité et améliorer la qualité de vie des habitants.

Mobilité et adaptation : les autres priorités

Le plan d’actions s’articule autour de six axes majeurs couvrant les besoins essentiels : mieux se déplacer, habiter, se nourrir, consommer, préserver le vivant et agir ensemble. La mobilité est identifiée comme un levier prioritaire. La Métropole entend ainsi accélérer le report modal vers les transports en commun et les mobilités douces, notamment par le développement des infrastructures cyclables et des parkings relais. Le renforcement du covoiturage et la poursuite de la décarbonation des flottes de véhicules sont également au programme pour diminuer la dépendance à la voiture individuelle.

D’autres actions concrètes sont prévues, comme la promotion de l’économie circulaire, le soutien à une alimentation locale via la « potagérisation » des espaces, la plantation massive d’arbres, la protection du patrimoine naturel et l’amélioration continue de la qualité de l’air.

Le calendrier de mise en œuvre prévoit une saisine réglementaire de trois mois, suivie d’une consultation publique de trente jours à l’automne, pour une adoption définitive du Plan Climat d’ici la fin de l’année 2026.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).