NICE : Laurent HOTTIAUX: « Le sport ne sera jamais un préte…
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NICE : Laurent HOTTIAUX: « Le sport ne sera jamais un prétexte pour commettre des actions violentes »
Un dispositif de sécurité majeur est déployé à Nice pour le match à huis clos OGC Nice-AS Saint-Étienne, classé à très haut risque.
La tension est à son comble ce vendredi 29 mai 2026 à Nice. Le match de barrage retour pour le maintien en Ligue 1 entre l’OGC Nice et l’AS Saint-Étienne, qui se déroule à 20h45 à l’Allianz Riviera, est placé sous très haute surveillance. La rencontre, décisive pour l’avenir des deux clubs, se tiendra à huis clos sur décision de la Ligue de Football Professionnel. Cette sanction fait suite aux graves débordements et à l’envahissement de terrain survenus le 17 mai dernier lors du match contre le FC Metz. Face à un risque de trouble à l’ordre public jugé « réel et sérieux », la préfecture des Alpes-Maritimes a mis en place un dispositif de sécurité exceptionnel.
Un climat de violences récurrentes
La décision des autorités s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’incidents graves impliquant des supporters niçois ces derniers mois. Le 22 mai 2026, de violents affrontements ont éclaté à Paris en marge de la finale de la Coupe de France. Quelques jours plus tôt, le 17 mai à Nice, l’après-match contre Metz avait dégénéré en envahissement de terrain, jets de projectiles et affrontements avec la police, blessant deux membres des forces de l’ordre. Remontant au 30 novembre 2025, des supporters s’en étaient même pris physiquement aux joueurs de leur propre club au centre d’entraînement, faisant deux blessés parmi l’effectif niçois pour exprimer leur mécontentement face aux résultats sportifs.
Une rivalité historique et dangereuse
Au-delà de ces événements récents, la rencontre est plombée par une rivalité historique et violente entre les groupes ultras des deux camps. Cette animosité s’est traduite par de multiples incidents par le passé, notamment une rixe à Saint-Étienne en décembre 2019 et une tentative d’affrontement aux abords de l’autoroute près du stade niçois en septembre 2024, évitée de justesse par l’intervention policière. En raison de cet historique chargé et de l’enjeu sportif majeur, la Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme (DNLH) a classé ce match au niveau de risque 4 sur une échelle de 5.
Des mesures préfectorales drastiques
Pour prévenir tout débordement, le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a pris un arrêté visant à sanctuariser les sites sensibles. Ainsi, du vendredi 29 mai à 12h00 jusqu’au samedi 30 mai à 02h00, il est formellement interdit à toute personne se présentant comme un supporter de l’OGC Nice, ou se comportant comme tel, d’accéder à l’Allianz Riviera, à ses abords immédiats ainsi qu’au centre d’entraînement du club. Dans ces périmètres, la détention, le transport et l’usage de tout engin pyrotechnique, produit inflammable, ou objet pouvant servir de projectile sont également prohibés. Les banderoles ou drapeaux portant des inscriptions appelant à la haine ou à la violence sont aussi proscrits.
Un important déploiement des forces de l’ordre
Pour faire respecter ces mesures, un dispositif de sécurité conséquent a été déployé. Plus d’une centaine de membres des forces de sécurité intérieure, incluant une Unité de Force Mobile en renfort, seront mobilisés autour du stade et du centre d’entraînement. Un poste de commandement a été activé en amont de la rencontre, supervisé par Aurélie Lebourgeois, sous-préfète et directrice de cabinet du préfet. Dans ce contexte, Laurent Hottiaux a adressé un avertissement très clair.
« Quel que soit le résultat de la rencontre de ce soir opposant l’OGC Nice à l’AS Saint-Étienne, le sport ne sera jamais un prétexte pour commettre des actions violentes. J’ai demandé aux policiers et gendarmes mobilisés une vigilance renforcée sur le terrain pour prévenir tout acte qui troublerait la sécurité publique. Si des dégradations ou violences sont commises ce soir, les individus seront immédiatement interpellés et mis à disposition de la justice », a déclaré Laurent Hottiaux, Préfet des Alpes-Maritimes.
via Presse Agence.
