PARIS : Lutte contre la maltraitance – Le Gouvernemen…
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PARIS : Lutte contre la maltraitance – Le Gouvernement officialise le déploiement du numéro d’alerte 3133
La ministre Camille Galliard-Minier annonce le déploiement national du 3133, un numéro unique pour signaler les maltraitances envers les adultes vulnérables.
Le Gouvernement franchit une nouvelle étape dans sa politique de lutte contre les maltraitances envers les adultes vulnérables. Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a annoncé ce jeudi 28 mai 2026 le déploiement complet du dispositif national d’alerte centré sur le numéro 3133. Opérationnel depuis le 1er mars dernier, ce service gratuit vise à libérer la parole et à offrir une réponse coordonnée et efficace aux victimes, à leurs proches et aux témoins.
Un fléau silencieux aux chiffres alarmants
La mise en place de ce dispositif répond à une réalité préoccupante, souvent invisible. Selon les données de la Fédération 3977, qui opérait l’ancien numéro, 60 187 appels ont été reçus en 2025, marquant une hausse de 60 % depuis 2021. Ces appels ont conduit à l’ouverture de 12 329 nouveaux dossiers pour maltraitance présumée.
Le phénomène touche majoritairement la sphère privée : 74 % des cas signalés en 2025 concernent des maltraitances à domicile. Les violences dites « invisibles » (psychologiques, financières, négligences, restriction des droits) représentent 84 % des situations recensées. Les femmes constituent 66 % des victimes, et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’une personne âgée de plus de 60 ans sur six est victime d’une forme de maltraitance, un chiffre largement sous-déclaré.
Trois piliers pour une action renforcée
Inscrit dans la Stratégie nationale de lutte contre les maltraitances 2024-2027 et la loi du 8 avril 2024, le nouveau dispositif s’articule autour de trois piliers majeurs pour garantir une prise en charge complète.
Le premier est un point d’entrée unique et accessible : le numéro national 3133, qui remplace le 3977, est joignable 7 jours sur 7 de 9h à 20h. Il est complété par un formulaire de signalement en ligne, accessible à tout moment sur les plateformes 3133.gouv.fr et service-public.fr.
Le deuxième pilier est technologique : le système d’information national SIRENA. Cet outil sécurisé et partagé entre les agences régionales de santé (ARS), les conseils départementaux et les directions départementales de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) assure pour la première fois une traçabilité complète de chaque alerte, un suivi coordonné des actions engagées et une information en retour vers la personne ayant donné l’alerte.
Enfin, le troisième pilier repose sur les cellules territoriales de recueil et de traitement des signalements. Véritable cœur opérationnel du dispositif, ces structures partenariales sont chargées de recevoir, qualifier et orienter les signalements vers les acteurs compétents pour une prise en charge réactive et un suivi durable.
« Le doute ne doit plus empêcher d’agir »
L’ambition du Gouvernement est de briser le silence qui entoure ces violences. L’objectif est de permettre à toute personne – victime, proche ou simple témoin – d’agir face à une situation même ambiguë.
« Face à une situation préoccupante, le doute ne doit plus empêcher d’agir », souligne l’éditorial du dossier de presse signé par les ministres Camille Galliard-Minier et Stéphanie Rist.
Le message est clair : chaque citoyen a un rôle à jouer.
Comme le rappelle la campagne de communication accompagnant ce lancement : « Être témoin, c’est déjà pouvoir protéger ».
Le formulaire de signalement est accessible via :
https://demat.social.gouv.fr/commencer/sante-social-signaler.
via Presse Agence.
