PARIS : Crise énergétique – Familles de France alerte…
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PARIS : Crise énergétique – Familles de France alerte sur la forte dépendance des ménages
L’association Familles de France dénonce la dépendance des ménages aux énergies fossiles et appelle l’État à planifier des politiques publiques pérennes.
Face à l’urgence climatique et à l’épuisement du modèle d’abondance, l’association Familles de France publie ce 21 mai 2026 un constat alarmant sur la situation énergétique des ménages français. Loin d’être engagées dans une transition rapide, les familles restent massivement dépendantes des énergies fossiles pour leurs déplacements et leur chauffage, une situation que l’association impute à des politiques publiques instables et un manque de vision à long terme.
Une dépendance massive aux énergies fossiles
Les chiffres, issus de différentes études, dressent un tableau sans équivoque de la situation. En matière de transport, la voiture individuelle demeure reine : en 2024, 82 % des actifs l’utilisaient pour leurs trajets domicile-travail. Cette prédominance est renforcée par un parc automobile qui peine à s’électrifier, avec seulement 19,9 % de véhicules électriques parmi les nouvelles immatriculations cette même année. Parallèlement, les transports en commun sont boudés par une large majorité de la population, 65 % des Français déclarant ne jamais les utiliser, contre 51 % en moyenne dans le reste de l’Europe .
Le constat est similaire pour le chauffage des logements. En 2020, près de la moitié des ménages (46,9 %) recouraient encore aux hydrocarbures (fioul, gaz en citerne, etc.) pour se chauffer (). Cette forte inertie s’explique par le coût élevé des alternatives et un parc immobilier dont les modes de chauffage sont souvent hérités des décennies passées.
Des aides jugées précaires et un cap politique flou
Pour Familles de France, cette situation perdure en raison de plusieurs facteurs. L’association pointe du doigt « le manque d’attrait des alternatives énergétiques disponibles et leur coût qui n’est pas forcément accessible pour tous ». De plus, l’instabilité des dispositifs d’aide gouvernementaux, souvent soumis aux aléas budgétaires, découragerait les familles à s’engager dans des travaux de rénovation énergétique coûteux.
Le système des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), destiné à financer la transition, est désormais directement payé par les consommateurs et non plus par le budget de l’État. Si cela doit garantir des aides conséquentes en contrepartie, le principe interroge sur la solidarité nationale. Par ailleurs, la Planification Pluriannuelle de l’Énergie, adoptée par le décret du 12 février 2026, est jugée ambitieuse sur l’électrification des usages mais trop timide sur l’objectif de sobriété énergétique, pourtant essentiel pour atteindre les objectifs climatiques.
Trois axes pour une politique énergétique à long terme
Face à ces constats, l’association formule trois propositions claires pour sortir de l’impasse. Elle appelle premièrement à pérenniser et simplifier les aides à l’isolation des logements, comme Ma Prime Rénov’ ou les CEE, en les « sanctuarisant » dans le budget de l’État pour garantir leur stabilité.
Ensuite, Familles de France demande à ce que les particuliers soient davantage aidés pour se tourner vers l’auto-suffisance énergétique, via l’installation de sources individuelles d’énergies renouvelables (panneaux solaires, etc.). Enfin, l’association insiste sur la nécessité de développer les offres de transports publics pour en faire une « option crédible face à la voiture », un enjeu particulièrement crucial dans les territoires ruraux ou enclavés.
En conclusion, Familles de France lance un appel solennel à « dépasser les clivages politiques afin de planifier, sur le long terme, des politiques publiques à la hauteur de la crise actuelle et des enjeux climatiques ». L’avenir des familles, conclut-elle, se joue maintenant.
via Press Agence.


