Passer au contenu principal

MONTPELLIER : Jérôme CREST : « La santé mentale, un détermi…

Partager :

MONTPELLIER : Jérôme CREST : « La santé mentale, un déterminant de la performance durable »

Une étude Holivia révèle que les DRH considèrent la santé mentale comme un levier essentiel de performance et de compétitivité pour l’entreprise.

Le bien-être psychique des salariés n’est plus une simple variable d’ajustement ou un sujet relégué aux marges des préoccupations managériales. Selon une enquête exclusive dévoilée par Holivia et l’Alliance pour la Santé Mentale, menée auprès de Directeurs des Ressources Humaines (DRH) de grands groupes français, la santé mentale s’impose désormais comme un pilier stratégique de la performance économique. Loin d’être un coût, elle est perçue comme un investissement indispensable pour garantir la pérennité et la compétitivité des organisations.

Un changement de paradigme radical

Fini le temps où la santé mentale était un sujet tabou, confiné à la sphère privée. L’enquête met en lumière une transformation profonde des mentalités au sein des directions des ressources humaines. Le bien-être psychologique est aujourd’hui directement intégré aux tableaux de bord et aux indicateurs de performance clés (KPI).

« La santé mentale n’est plus un sujet périphérique : elle devient un marqueur du fonctionnement profond des organisations et un déterminant de performance durable », résume Jérôme Crest, CEO de Holivia.

Ce changement de paradigme signifie que la santé des collaborateurs n’est plus seulement une obligation légale de sécurité, mais un levier actif pour attirer les talents, fidéliser les équipes et stimuler l’innovation.

Un enjeu économique chiffré en milliards

Les conséquences financières d’une mauvaise prise en charge de la santé mentale sont désormais clairement identifiées et quantifiées par les entreprises. L’absentéisme chronique, un turnover élevé, la baisse de l’engagement et la perte de productivité représentent des coûts directs et indirects se chiffrant en milliards d’euros à l’échelle nationale. Des entreprises de premier plan comme Saint-Gobain, BNP Paribas, AXA ou encore VINCI ont pleinement intégré cette dimension dans leur stratégie globale. Pour ces géants, le lien entre l’équilibre psychique des salariés et les résultats financiers de l’entreprise est devenu une évidence.

« La santé mentale est un levier d’équilibre et de performance », confirme Christophe Maximilien, DRH de TDF.

Investir dans des programmes de prévention et de soutien n’est donc plus vu comme une dépense, mais comme un moyen efficace de protéger le capital humain et d’optimiser la performance opérationnelle.

La formation des managers, pierre angulaire du dispositif

Si la prise de conscience est actée au niveau stratégique, sa déclinaison sur le terrain repose en grande partie sur les épaules du management intermédiaire. Les managers de proximité sont en première ligne pour détecter les signaux faibles de mal-être, libérer la parole et créer un environnement de confiance. L’enquête souligne ainsi l’impératif de former l’encadrement à ces enjeux complexes.

« La toute première chose c’est de s’assurer que l’ensemble des acteurs clés sont bien formés, qu’ils comprennent les enjeux, qu’ils sachent de quoi on parle, comment réagir, vers qui orienter. Donc la formation joue un rôle clé », insiste Amélie Watelet, DRH d’AXA France.

Ces formations visent à doter les managers d’outils concrets pour aborder le sujet sans maladresse, écouter activement et orienter efficacement les collaborateurs vers les ressources d’aide disponibles.

L’impulsion indispensable de la direction générale

Enfin, l’étude martèle qu’aucune politique de santé mentale ne peut réussir sans un portage fort et visible au plus haut niveau de l’entreprise. L’implication des dirigeants est la condition sine qua non pour normaliser le sujet et insuffler une véritable culture du soin et de la bienveillance. Les initiatives isolées, si louables soient-elles, restent vouées à l’échec si elles ne sont pas soutenues par une volonté claire de la direction.

« Rien ne peut se faire sans les dirigeants. Ils doivent incarner le changement », rappelle Jérôme Crest.

Cette incarnation passe par une communication transparente, des décisions budgétaires cohérentes et, surtout, par l’exemplarité, afin que la santé mentale devienne une valeur partagée par tous au sein de l’organisation.

via Press Agence.