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PARIS : Laurence Courtinat-Vernon : « 200 ans après son inv…

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PARIS : Laurence Courtinat-Vernon : « 200 ans après son invention, la photo n’a jamais été aussi vivante ! »

CEWE révèle que la photo est un réflexe quotidien pour un tiers des Français, qui privilégient le smartphone mais impriment toujours leurs clichés.

À l’occasion des 200 ans de l’invention de la photographie en France, une étude publiée ce jour par l’« Observatoire de la Photo CEWE » dresse un portrait fascinant des usages contemporains de l’image. Loin d’être banalisée par sa profusion, la photographie s’affirme comme une pratique quotidienne, émotionnelle et profondément ancrée dans les habitudes. Réalisée par l’institut Discurv, cette enquête révèle que le cliché, qu’il soit numérique ou imprimé, reste un langage universel pour préserver les souvenirs.

« Notre observatoire révèle une chose : 200 ans après son invention, la photo n’a jamais été aussi vivante ! Elle s’est imposée comme un langage universel du quotidien, à la fois intime et social. À l’heure du tout numérique et du smartphone roi, la photo est devenue un réflexe voire un langage, qui se prolonge toujours dans le besoin d’imprimer ses souvenirs pour leur donner une dimension tangible », analyse Laurence Courtinat-Vernon, Présidente de CEWE France et Espagne. L’entreprise CEWE (https://www.cewe.fr/), leader européen de l’impression photo, est à l’initiative de cette étude.

Un réflexe quotidien porté par le smartphone

Photographier n’est plus un acte réfléchi mais un instinct. Qu’il s’agisse d’un café en terrasse, d’un coucher de soleil ou d’un simple moment entre amis, l’étude montre que plus d’un Français sur trois prend des photos chaque jour. Cette fréquence grimpe à plus de 60 % pour ceux qui en réalisent plusieurs fois par semaine.

Cette tendance est logiquement amplifiée par la jeunesse : 53 % des moins de 35 ans photographient quotidiennement, contre seulement 16 % des plus de 50 ans, pour qui la pratique reste plus occasionnelle. Sans surprise, le smartphone s’impose comme l’outil universel, utilisé par 85 % des Français pour immortaliser leur quotidien. L’appareil photo traditionnel n’a cependant pas disparu, puisqu’il reste privilégié par 17 % des sondés.

Les jeunes, prescripteurs des nouvelles pratiques

Si le smartphone domine, les jeunes générations se distinguent par une diversification de leurs outils. Au-delà de l’application native de leur téléphone, plus d’un quart des moins de 35 ans (25 %) utilisent directement les fonctions de prise de vue des réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou Snapchat, contre 10 % pour la moyenne nationale.

Cette classe d’âge (18-34 ans) est également plus encline à utiliser d’autres types d’appareils : 22 % se servent d’un appareil photo numérique (contre 17 % en moyenne), tandis que l’on observe un retour en grâce du polaroïd (6 % contre 2 %) et des appareils jetables (5 % contre 2 %), confirmant un attrait pour l’esthétique et l’objet photographique vintage.

Un marqueur émotionnel et social

L’étude CEWE souligne que la photographie est bien plus qu’un simple usage : c’est un vecteur d’émotions et de lien social. Pour 60 % des Français, sa fonction première est de créer et de préserver des souvenirs. Elle joue également un rôle fédérateur pour 40 % des sondés, qui y voient un moyen de rassembler leur famille. Enfin, pour près de 35 %, c’est un outil de partage essentiel avec les proches.

L’impression, un besoin tangible à l’ère du numérique

Malgré la dématérialisation massive des images, le besoin de concrétiser ses souvenirs persiste. L’enquête révèle que près de 60 % des Français continuent d’imprimer leurs photos, dont 20 % le font même régulièrement. Cet attachement au format papier est particulièrement marqué chez les familles (plus de 70 %) et, de manière plus surprenante, chez les jeunes de 18-34 ans, qui sont également 70 % à imprimer leurs clichés, contre 52 % chez les personnes sans enfants.

Paysages, animaux de compagnie et plaisirs culinaires

Les sujets photographiés par les Français dessinent les contours de leur quotidien. Intrinsèquement liée à l’évasion, la photo de paysages (44 %) et de voyages (40 %) domine les classements. Fait notable, les animaux de compagnie (33 %) devancent légèrement les enfants (31 %) dans le cœur des photographes amateurs. Le ou la partenaire arrive ensuite (23 %).

Enfin, la tendance du « food porn » se confirme : près de 20 % des Français admettent photographier leurs plats au restaurant ou leurs propres créations culinaires. Une pratique qui supplante largement le selfie, qui ne concerne qu’à peine 10 % des interrogés. L’étude note de légers biais genrés : les hommes photographient davantage leur partenaire (26 % contre 20 %), tandis que les femmes sont plus portées sur les animaux (39 % contre 28 %) et les enfants (35 % contre 25 %).

Enfin, la retouche photo s’est démocratisée : plus de 40 % des Français modifient leurs clichés (luminosité, cadrage, filtres), un chiffre qui atteint 60 % chez les 18-34 ans.

*Méthodologie : Étude réalisée en ligne par l’institut Discurv du 2 au 7 avril 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français âgés de 18 ans et plus.*