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NICE : Julien PICOT : « Nommer un lieu « Front populaire 1936 » pour faire vivre notre mémoire sociale »
Le PCF des Alpes-Maritimes demande à la Ville de Nice de nommer une rue ou place « Front populaire 1936 » à l’occasion des 90 ans.
À l’approche du 90ème anniversaire de la victoire du Front populaire, le Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental et conseiller municipal de Nice, Julien Picot, a officiellement demandé au maire Éric Ciotti d’honorer cet événement historique en attribuant le nom « Front populaire 1936 » à une rue ou une place de la ville.
Cette initiative, datée du 3 mai 2026, vise à commémorer une période charnière de l’histoire sociale française, dont le PCF revendique un héritage majeur.
Pour les initiateurs de cette proposition, cet hommage serait bien plus qu’un simple acte mémoriel. Il s’agirait de rappeler que les avancées sociales qui structurent encore aujourd’hui le droit du travail français « ont été arrachées par la mobilisation populaire ».
« Nommer un lieu ainsi, c’est faire vivre notre mémoire sociale et républicaine », souligne Julien Picot.
Un hommage aux conquêtes sociales
Le communiqué du PCF 06 rappelle le contexte de 1936, une année où « le peuple de France écrivait l’une des plus grandes pages de son histoire sociale et politique ».
La victoire électorale du 5 mai 1936 n’est pas présentée comme un « hasard », mais comme le fruit d’un « sursaut collectif » visant à la fois à contrer la montée du fascisme et à « rendre sa dignité au monde du travail ».
Au cœur de cette commémoration se trouvent les conquêtes emblématiques obtenues après les grandes grèves de mai et juin 1936, décrites comme « joyeuses et puissantes ».
Le texte cite notamment l’instauration des congés payés, la semaine de 40 heures et la mise en place des conventions collectives, des acquis sociaux fondamentaux imposés, selon le parti, « au patronat et au pouvoir ».
Le rôle « décisif » du Parti communiste
Le PCF insiste particulièrement sur le rôle qu’il a joué dans cette séquence historique. Julien Picot affirme que le parti a été « déterminant » dans la constitution et le succès du Front populaire.
« Alors que les forces réactionnaires menaçaient la République, les communistes ont su prendre leurs responsabilités historiques. Ils ont tendu la main, construit l’unité, et placé l’intérêt du peuple au-dessus des divisions », précise le communiqué.
Le texte va plus loin, qualifiant le parti de « cœur battant » du mouvement, grâce à l’action de ses militants qui ont « organisé, mobilisé, porté l’espérance » dans les usines, les quartiers et les campagnes.
La stratégie du PCF de l’époque, consistant à soutenir le gouvernement de Léon Blum sans y participer, est défendue comme une « preuve de maturité politique et de sens des responsabilités » visant à préserver une unité fragile dans un pays traversé par de fortes tensions.
Un héritage pour les combats d’aujourd’hui
Pour le PCF, cet anniversaire n’est pas une simple célébration nostalgique.
« Fêter les 90 ans du Front populaire, ce n’est pas regarder le passé avec nostalgie. C’est raviver une flamme », écrit Julien Picot.
Il établit un parallèle entre la situation de 1936 et le contexte actuel, marqué par une montée des inégalités et des « forces de division et de haine ».
Le message du Front populaire résonnerait ainsi avec une « actualité brûlante », portant une leçon essentielle : « quand le peuple s’unit, quand la gauche se rassemble, alors tout devient possible ».
La demande de nommer un lieu public à Nice s’inscrit donc dans une démarche politique plus large, visant à rappeler que « le progrès social naît toujours de la lutte collective ».
Le communiqué se conclut par un appel à l’action, fidèle à l’héritage revendiqué : « En 1936, ils ont relevé la tête. En 2026, à nous de poursuivre le combat ».
via Press Agence.

