Passer au contenu principal

PARIS : UDI – L’océan, une ressource vitale à p…

Partager :

PARIS : UDI – L’océan, une ressource vitale à préserver

Isabelle Ménard, Conseillère municipale de la Baule (44).

L’océan n’est pas une abstraction lointaine. Comme l’eau, l’air ou les forêts, il conditionne directement la vie humaine, et la science ne laisse plus aucun doute sur la nécessité de le protéger.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les poissons constituent la première source mondiale de protéines pour des milliards de personnes. Les océans produisent plus de 50 % de l’oxygène que nous respirons, absorbent une part significative du CO₂ atmosphérique et régulent le climat à l’échelle planétaire. Leur potentiel énergétique, entre 20 000 et 90 000 TWh par an, représente une réserve considérable pour la transition énergétique. Ils pèsent autant que la septième économie mondiale en termes de PIB, et plus de 60 % des êtres humains vivent à moins de 150 kilomètres des côtes. Enfin, ils abritent près d’un million d’espèces marines, dont les deux tiers restent encore inconnus.

Cette richesse est pourtant menacée. Les pollutions, qu’elles soient plastiques, aux hydrocarbures ou issues des rejets d’eaux usées, la surpêche et le dérèglement climatique, avec l’acidification des océans et la montée des eaux, fragilisent des écosystèmes dont dépendent directement notre santé et nos modes de vie. Ce n’est pas seulement la biodiversité marine qui est en jeu, c’est la stabilité de nos sociétés.

Dans ce contexte, l’annonce d’une première COP Océans en janvier 2027 à New York est une bonne nouvelle. Elle s’inscrit dans la continuité du Traité sur la haute mer, entré en vigueur le 17 janvier dernier et ratifié à ce jour par 85 pays, dont l’adoption était très attendue pour encadrer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine. Mais une conférence ne vaut que par les engagements qu’elle produit. La vigilance s’impose quant à la mise en œuvre effective des décisions qui en découleront, notamment pour la création de futures aires marines protégées en haute mer.

Il est urgent de déployer des solutions durables sur les cinq continents, du littoral aux terres intérieures, en mobilisant collectivités, secteur privé et citoyens. La protection des océans n’est pas l’affaire des seuls États ou des seules ONG. C’est notre responsabilité à tous.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.