Passer au contenu principal

PARIS : Jean-Alexandre TROGNEUX : « Est-on responsable de c…

Partager :

PARIS : Jean-Alexandre TROGNEUX : « Est-on responsable de ce que fait un membre de sa famille ? »

Le chocolatier amiénois Jean-Alexandre Trogneux, neveu par alliance d’Emmanuel Macron, se livre pour la première fois sur le fardeau de son nom.

Dans le troisième épisode du podcast « À Contre-Jour », qui sera diffusé ce mercredi 29 avril, le chocolatier Jean-Alexandre Trogneux sort d’un silence qu’il s’est imposé depuis 2017. Héritier d’une maison réputée fondée à Amiens en 1872, et neveu par alliance du président de la République, il y détaille pour la première fois les conséquences directes et violentes d’une notoriété qu’il n’a jamais recherchée, posant une question qui structure son récit : est-on responsable des actes d’un membre de sa famille ?

Une chocolaterie centenaire percutée par la politique

Dirigée par la même famille depuis cinq générations, la chocolaterie Trogneux a vu son histoire basculer avec l’élection présidentielle de 2017. Le patronyme, jusqu’alors synonyme de savoir-faire local, est devenu un marqueur politique national, projetant l’entreprise familiale sous les feux des projecteurs. Jean-Alexandre Trogneux décrit une escalade progressive : d’abord une attention médiatique internationale, puis l’émergence de tensions, qui ont culminé en attaques directes. Durant les manifestations des « gilets jaunes », plusieurs de ses boutiques ont été la cible de caillassages et l’entreprise a subi des annulations de commandes, transformant le nom en un véritable risque économique.

Une violence qui dépasse le cadre professionnel

Le témoignage révèle que la violence a rapidement débordé de la sphère commerciale pour atteindre sa famille. Insultes, courriers anonymes et menaces de mort sont devenus une partie de leur quotidien. Le point de rupture a été atteint avec l’agression physique de son fils, Jean-Baptiste, frappé par plusieurs individus. Selon le récit, les faits établis par l’enquête ont explicitement lié l’attaque au patronyme familial. Cet événement illustre de manière dramatique comment une notoriété indirecte peut engendrer des conséquences physiques et des traumatismes durables.

Une ligne de conduite stricte : la discrétion absolue

Face à cette pression constante, Jean-Alexandre Trogneux a adopté une règle de conduite inflexible dès 2017 : ne jamais solliciter l’Élysée. Il insiste sur le fait de n’avoir jamais demandé ni obtenu le moindre avantage ou intervention. Cette discipline s’est accompagnée d’un retrait médiatique total, incluant une absence complète des réseaux sociaux et le refus systématique de toutes les sollicitations journalistiques. Pour le chef d’entreprise, cette posture de neutralité et de discrétion est la seule voie possible pour préserver l’intégrité de son entreprise et l’équilibre de sa famille.

S’adapter pour se protéger

L’entretien aborde également les stratégies d’adaptation mises en place pour fuir une pression devenue insoutenable. La famille a notamment choisi de s’installer au Touquet pour s’éloigner d’Amiens. Sa propre fille a fait le choix de partir vivre à Hong Kong sous un autre nom pour échapper au poids du sien. Ces décisions radicales témoignent d’une recomposition profonde des repères personnels et d’un quotidien entièrement réorganisé autour de la nécessité de se protéger.

L’épisode du podcast « À Contre-Jour », produit par l’agence Powow et animé par Vanessa Williot-Bertrand, sera disponible à l’écoute dès le mercredi 29 avril à 6h00 sur les plateformes Ausha, Apple Podcasts, Spotify et Deezer. Le concept de l’émission est de donner la parole à ceux dont l’identité s’est construite dans l’ombre d’une personnalité célèbre, explorant les contraintes et les arbitrages de vie que cette proximité impose.