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ANTIBES : Municipales – L214 affiche les « candidats de la honte » sur la place publique

À l’approche du scrutin, L214 mène une action coup de poing pour dénoncer les candidats qui refusent de s’engager pour la cause animale.

La campagne pour les élections municipales entre dans sa dernière ligne droite et le ton se durcit du côté des associations de défense des animaux. Alors que le premier tour approche à grands pas, l’association L214 a décidé d’intensifier sa mobilisation à Antibes, comme dans 29 autres villes de France. L’objectif affiché est clair : interpeller directement les électeurs sur les positions, ou l’absence de position, des différentes listes en lice concernant la condition animale.

Ce dimanche 8 mars, les militants de l’association se réuniront place Guynemer pour une action symbolique et visuelle. Ils encadreront d’un « panneau de la honte » les affiches électorales des candidats qui n’ont pas répondu favorablement aux sollicitations de l’ONG ou qui ont refusé de signer la charte « Une ville pour les animaux ».

Une fracture entre les candidats antibois

L’association a sollicité l’ensemble des têtes de liste pour leur proposer de s’engager sur des mesures concrètes via la charte baptisée « Sauvetage du siècle ». Ce document propose un plan d’action destiné à réduire de moitié le nombre d’animaux tués à l’échelle communale d’ici 2030, principalement via la gestion de la restauration collective.

À Antibes, le clivage est net. L214 pointe du doigt plusieurs figures locales. « Parmi eux, les candidats Jean Leonetti, Michèle Muratore et Hugo Muriel ne se sont pas positionnés, choisissant ainsi de ne pas mettre en œuvre des mesures efficaces et atteignables pour épargner des millions de vies chaque année », déplore l’organisation dans son communiqué.

À l’inverse, l’association salue la démarche d’autres candidats, tels qu’Adrien Nouet, qui se sont engagés formellement à appliquer les mesures de la charte en cas de victoire. Ces engagements incluent l’instauration de deux journées végétariennes et d’un plat vegan hebdomadaire dans les cantines scolaires, ainsi que l’exclusion des produits issus de l’élevage intensif et de la pisciculture dans les achats publics de la ville.

Un enjeu de santé publique et d’éthique

Pour l’association, il ne s’agit pas seulement d’une question de sensibilité, mais d’un véritable enjeu de société qui croise éthique, écologie et santé publique. Mila Sanchez, chargée de campagnes pour L214, ne mâche pas ses mots : « À une semaine du premier tour, ces « candidats de la honte » font le choix délibéré d’imposer des souffrances évitables à des millions d’animaux chaque année, alors même que les habitants d’Antibes attendent de leur futur maire une prise de position forte sur ce sujet ».

Elle ajoute que la réduction de la part carnée dans l’alimentation locale est aussi un levier pour « garantir une meilleure santé aux habitants et à leurs enfants dans les cantines scolaires ». L’association met à disposition du public le détail de ces mesures et la charte complète sur son site internet.

Une attente sociétale majoritaire

L214 appuie sa démarche sur des données d’opinion qui montrent une évolution sensible des mentalités françaises sur la question animale. En refusant de signer cette charte, les candidats réfractaires iraient à l’encontre d’une volonté populaire grandissante. Selon les chiffres avancés par l’association, 65 % des Français considèrent que réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour l’alimentation est un objectif pertinent et souhaitable.

Plus marquant encore, l’opposition à l’élevage intensif semble faire consensus au-delà des clivages partisans. Toujours selon les données relayées par l’ONG, 8 Français sur 10 souhaitent l’interdiction de ce mode de production. En ciblant les cantines et les réceptions officielles, L214 espère pousser les municipalités à devenir des moteurs de cette transition alimentaire.

L’action prévue ce dimanche matin à Antibes promet d’animer les derniers jours de campagne, rappelant aux candidats que la gestion municipale concerne aussi ce qui se trouve dans l’assiette des administrés et la manière dont la commande publique peut influencer les pratiques agricoles. La liste complète des candidats engagés par ville est consultable en ligne, permettant à chaque électeur de vérifier les positions de ses représentants locaux avant de glisser son bulletin dans l’urne.