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PARIS : José CASTANO : « En cas de victoire du RN en 2027, LFI appelle à l’insurrection »
Dans une récente tribune, José Castano analyse les propos de Mathilde Panot comme un appel explicite à la sédition en cas d’alternance politique.
La tension politique monte d’un cran à l’approche des échéances électorales futures. S’appuyant sur des déclarations formulées en février 2026 par Mathilde Panot, cheffe de file des députés insoumis à l’Assemblée nationale, l’essayiste José Castano livre une analyse alarmiste de la stratégie de La France Insoumise (LFI). Au cœur de son inquiétude : la réaction du parti de gauche en cas de victoire du Rassemblement National à l’élection présidentielle de 2027.
Le refus du verdict des urnes
Pour José Castano, les propos de la députée sont sans équivoque. En déclarant que son camp n’acceptera « jamais que dans notre pays le fascisme prenne le pouvoir par les urnes », Mathilde Panot aurait, selon l’auteur, franchi une ligne rouge démocratique. L’essayiste y voit un appel « à demi-mot » à la violence et au rejet du suffrage universel si celui-ci ne leur est pas favorable.
« Panot appelait ainsi ses militants à utiliser la violence pour imposer aux Français un pouvoir qu’ils auraient rejeté dans les urnes », écrit José Castano. Il évoque un scénario sombre mêlant « sédition armée, grève générale » et mobilisation des quartiers populaires, craignant que cette rhétorique ne transforme d’éventuelles émeutes en une véritable « guerre civile ».
L’antifascisme comme arme sémantique
L’auteur dénonce par ailleurs l’utilisation systématique du terme « fascisme » par LFI pour qualifier la droite nationale. Selon lui, cette terminologie agit comme un « paravent idéal pour justifier la violence » et délégitimer l’adversaire politique. « C’est un mot crié pour ne plus penser, un gourdin brandi pour frapper tout ce qui lui résiste », analyse-t-il.
En installant l’idée qu’une victoire du RN serait une « usurpation morale » plutôt qu’une alternance légitime, LFI chercherait, d’après José Castano, à « absoudre par avance toutes les violences ». Il considère que cette stratégie vise à « abolir le débat » et à « transformer l’adversaire en monstre » pour mieux refuser le jeu démocratique classique.
La crainte d’une instabilité majeure
La tribune conclut sur une mise en garde sévère concernant la stabilité institutionnelle du pays en 2027. José Castano estime que pour l’ultra-gauche, une victoire électorale de leurs opposants serait perçue comme « un coup d’État », rendant dès lors « l’ordre une oppression » et « la nation un crime ».
« Tout serait donc permis ; rien ne s’opposerait à la fureur de la rue », prévient-il, y voyant une conception de la démocratie qui promet « des jours bien sombres » pour l’avenir politique de la France. L’auteur insiste sur le fait que cette posture ne relève plus de la simple opposition idéologique, mais d’une « stratégie de survie » politique consistant à « gouverner par la peur ».

