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NANTES : Économie – Le SC Club lance la première fran…

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NANTES : Économie – Le SC Club lance la première franchise de strip clubs en France

Le SC Club bouscule l’économie de la nuit en créant la première franchise de strip clubs en France, basée sur un modèle entrepreneurial standardisé.

C’est une première dans l’Hexagone et un pari audacieux dans le monde de l’entrepreneuriat. Alors que la franchise s’est traditionnellement développée sur des secteurs consensuels comme la restauration ou le service à la personne, le SC Club (https://sc-club.com) décide d’investir un territoire jusqu’alors inexploré par les réseaux organisés : le strip-tease. L’enseigne nantaise, forte de son expérience, ambitionne de structurer un marché souvent invisibilisé en y appliquant les codes rigoureux de l’entreprise classique.

Une normalisation nécessaire du secteur

Pour Laurent Roué, entrepreneur nantais fondateur du concept, le constat est clair : bien que le secteur existe depuis des décennies et génère des flux économiques tangibles, il souffre d’un manque de structuration. « Le Strip Club appartient à cette catégorie d’activités invisibilisées. Présent en France depuis plusieurs décennies, il reste rarement abordé comme une entreprise à part entière », explique l’enseigne.

L’objectif de cette ouverture à la franchise est de sortir cette activité de la « zone grise » ou elle est souvent cantonnée. Le projet ne cherche ni la provocation ni le scandale, mais revendique une démarche économique sérieuse. Il s’agit d’appliquer à l’économie de la nuit les recettes qui font le succès des grandes chaînes : duplication du savoir-faire, standardisation des pratiques, utilisation d’un ERP (progiciel de gestion intégré) dédié, et homogénéité de l’expérience client.

Clarifier l’offre face aux amalgames

L’un des enjeux majeurs du SC Club est de dissiper la confusion persistante entre le véritable club de strip-tease et les bars à hôtesses ou autres établissements aux pratiques ambiguës. Le concept se positionne fermement sur une offre artistique et de divertissement. « Ni bar à hôtesses, ni établissement hybride, ni concept ambigu », insiste la direction du réseau.

Concrètement, les établissements franchisés proposeront des prestations de danse encadrées, selon des tarifs affichés et une organisation transparente. Cette clarification est centrale pour rassurer non seulement la clientèle – majoritairement masculine, issue du monde des affaires ou du tourisme – mais aussi les futurs franchisés. La sécurité, la gestion de l’alcool et le respect des artistes comme des invités constituent le socle de ce modèle qui se veut « premium » et comparable aux autres acteurs du divertissement nocturne.

Formation interne et gestion des carrières

Pour garantir la qualité des prestations sur l’ensemble du territoire, le SC Club mise sur la professionnalisation. Le modèle intègre une maîtrise complète de l’activité, incluant une école de formation interne. Celle-ci a pour vocation de former les artistes et d’assurer un niveau de spectacle homogène.

Fait rare dans ce milieu, l’enseigne évoque des plans de carrière et une logique de fidélisation pour ses collaborateurs. « Le management responsable, les rituels managériaux et un formalisme rigoureux constituent des éléments clés du concept, pensés pour sécuriser les franchisés et préserver la cohérence de l’enseigne », précise le SC Club. Cette approche vise à rompre avec le turn-over important et la précarité souvent associés au monde de la nuit.

Un développement financé par le privé

Le déploiement de cette franchise (https://sc-club.com/franchise/) ne se fait pas sans heurts face aux institutions financières. Le secteur reste confronté à une forte stigmatisation bancaire. Pour contourner ces blocages et financer son développement, le SC Club s’appuie sur des investisseurs privés. Cette contrainte financière renforce paradoxalement la volonté de l’enseigne de prouver sa crédibilité économique par une transparence accrue.

Vingt établissements en dix ans

Porté par Laurent Roué, figure du secteur du charme depuis le début des années 1990 (fondateur de Charme & Séduction et du Strip Café Club en 2001), le réseau affiche des ambitions mesurées mais fermes. L’objectif est d’ouvrir une vingtaine d’établissements en France d’ici une décennie.

Le SC Club s’adresse principalement à des entrepreneurs aguerris, des professionnels du secteur CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) cherchant à se diversifier, ou des candidats à la reconversion attirés par un marché de niche à fort potentiel, mais qui nécessite un encadrement rigoureux pour réussir durablement.