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PARIS : Un cinquième des missions de service civique interr…

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PARIS : Un cinquième des missions de service civique interrompu avant leur terme

Chaque année, plus de 80 000 jeunes s’engagent dans une mission de service civique, d’une durée moyenne de sept mois. Cependant, plus d’une mission sur cinq est interrompue de manière anticipée.


L’INJEP, avec le soutien de l’Agence du service civique (ASC), a mené une analyse approfondie pour comprendre les raisons de ces ruptures.

Diversité des profils et motifs de rupture

L’étude montre que les ruptures de missions de service civique sont motivées par des logiques multiples, reflétant la diversité des profils des volontaires. Les demandeurs d’emploi rompent plus souvent leur mission à la suite d’une embauche. Les volontaires les moins diplômés sont plus souvent concernés par des ruptures liées à des difficultés en cours de mission. Les étudiants, plus rarement concernés, mettent plus souvent fin à leur engagement pour se recentrer sur leurs études.

Secteurs et types de missions

Les missions réalisées dans des établissements publics sont plus souvent rompues que celles menées dans les services de l’État, les collectivités ou les associations. Les missions dans le domaine de la solidarité sont également plus fréquemment interrompues, contrairement à celles du domaine sportif.

Méthodologie de l’étude

Pour mener cette analyse, l’INJEP et l’Agence du service civique (ASC) ont mobilisé des données de gestion, une enquête par entretiens auprès d’anciens volontaires ayant interrompu leur mission ainsi que de structures ayant dû gérer des fins anticipées, et une enquête auprès de 75 000 volontaires de 2023, un mois après leur mission. L’étude offre ainsi une vision complète des ruptures de missions de service civique et permet une meilleure compréhension des dynamiques à l’œuvre.

Résultats de l’étude

L’étude révèle que 36 % des ruptures sont liées au projet professionnel du volontaire (embauche ou reprise d’études), 24 % s’expliquent par un abandon ou une faute au cours de la mission, et les ruptures de commun accord représentent 33 % des cas.

Pour plus d’informations, consulter INJEP analyses & synthèse n°87.