NICE : La Fondation de la Mer dresse un premier bilan
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NICE : La Fondation de la Mer dresse un premier bilan
La Fondation de la Mer a joué un rôle clé lors de la Conférence des Nations unies sur l’Océan à Nice, en présentant des solutions concrètes pour protéger les océans.
La Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC 3) s’est tenue à Nice du vendredi 7 juin 2025 au vendredi 13 juin 2025, réunissant des participants clés du monde entier pour accélérer l’action en faveur de l’Océan.
La Fondation de la Mer a été un acteur majeur de cet événement, présentant les grands enjeux et défis à relever pour préserver l’océan et proposant des solutions concrètes pour contrer les menaces environnementales, économiques et sociales les plus urgentes.
Une mobilisation réussie et des avancées notables
La Fondation de la Mer a fortement participé à l’UNOC 3 pour présenter les grands enjeux et défis à relever pour préserver l’océan. Elle a proposé des solutions concrètes pour contrer les menaces environnementales, économiques et sociales les plus urgentes et alarmantes.
Alexandre Iaschine, Directeur Général de la Fondation de la Mer, a déclaré : « Avec l’UNOC, le monde entier a entendu l’appel de l’Océan et a réalisé l’urgence à agir. Il faut maintenant passer de la Science et de la prise de conscience à l’action. La création prochaine d’une COP Océan est une étape fondatrice. Une dynamique est née, réelle, puissante, mais encore insuffisante. Nous devons maintenant nous mobiliser tous ensemble : Etats, scientifiques, ONG, entreprises et citoyens. Ensemble, accélérons la protection de l’Océan. Plus que jamais, c’est la mission de la Fondation de la Mer ».
Accord BBNJ : Protéger la biodiversité marine en haute mer
Plus de 50 ratifications ont été obtenues à ce jour pour l’accord BBNJ, et 60 sont attendues cet été. Après une mobilisation diplomatique sans précédent, le traité sur la haute mer entrera en vigueur 120 jours après l’obtention des 60 ratifications à New York en septembre.
Emmanuel Macron, Président de la République française, a assuré : « Plus de 60 pays se sont engagés à ratifier le traité de protection de la haute mer avant septembre. C’est le succès de Nice. La haute mer ne sera plus le Far West ».
Pêche INN : Lutter contre la pêche illégale
La lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) a été renforcée. La Côte d’Ivoire et la Belgique ont ratifié la Convention 188 de l’OIT le 8 juin. La destruction des navires illégaux en Guyane et l’usage de drones pour le contrôle sont envisagés.
Agnès Pannier-Runacher, Ministre, a déclaré : « La pêche illégale tue, elle tue notre environnement, les économies maritimes, et relève de l’esclavage moderne ».
Sabine Roux de Bézieux, Présidente de la Fondation de la Mer, a ajouté : « Combattre la pêche illégale, c’est lutter contre un crime organisé au niveau mondial. Mieux protéger et gérer les stocks de poissons conduira à une meilleure santé de l’Océan. L’économie de la pêche s’en portera mieux, les pêcheurs réguliers aussi, et cela contribuera grandement à mieux nourrir l’humanité, notamment les plus démunis. Lutter contre la pêche INN est donc un enjeu économique majeur, mais aussi et avant tout, écologique et humain. En agissant contre cette menace, nous protégeons l’Océan dont dépend la survie de notre planète et de l’humanité ».
Développement des Aires Marines Protégées (AMP)
Actuellement, 67% des récifs d’outre-mer sont couverts par une aire marine protégée. D’ici 2025, la France s’est engagée à protéger l’intégralité de ces récifs. La Fondation de la Mer préconise une trajectoire plus ambitieuse, l’interdiction du chalutage sur les 12 milles nautiques, la mise en place de corridors bleus entre les parcs marins, et l’application stricte des règles relatives aux AMP.
Lutte contre la pollution plastique
Le 10 juin, lors de l’UNOC, un appel a été lancé pour un traité ambitieux sur le plastique. La déclaration, à l’initiative de la France, a déjà reçu le soutien de 95 pays de tous les continents, renforçant la pression sur les États-Unis et la Chine, non signataires et les plus gros consommateurs de plastiques.
One Ocean Science Congress (OOSC)
Le grand congrès qui a réuni à Nice du 3 au 6 juin 2 200 participants scientifiques et diplomates venus de plus de 110 pays est un succès. La Fondation de la Mer approuve les 10 mesures lancées par les scientifiques, visant à encourager la responsabilité de tous les pays à l’égard de l’Océan, promouvoir des solutions climatiques océaniques sûres et équitables, protéger et restaurer les écosystèmes marins et côtiers, interrompre les usages nuisibles des fonds marins, partager équitablement les bénéfices des ressources génétiques marines, mettre fin à la pêche illégale, construire des systèmes alimentaires océaniques durables, éliminer la pollution plastique marine, réduire les émissions de CO2 et les impacts du transport maritime, et investir dans les connaissances transdisciplinaires pour agir en faveur des océans.
Exploitation des grands fonds marins
La Fondation de la Mer milite pour un élargissement du nombre d’États favorables à un moratoire contre l’exploration minière des grands fonds marins. À Nice, Leticia Carvalho a reçu des mains de Farah Obaidullah, directrice et fondatrice de l’organisation The Ocean and Us, une « Déclaration pour un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes », soutenue par 162 organisations issues de 30 pays, et une pétition s’opposant au minage des grands fonds, signée par 350 000 personnes à travers le monde.
Alliance pour les mers européennes
La Fondation a rappelé l’urgence à préserver les herbiers marins avec l’Alliance pour les mers européennes formée avec Medsea et Nurminen. Une mission commune les rassemble : construire une « ceinture verte » marine de la Méditerranée à la mer Baltique.
Appel aux fondations qui voudraient rejoindre le mouvement : alliance4seas.org.
À propos de la Fondation de la Mer
Depuis plus de 10 ans, la Fondation de la Mer mobilise donateurs particuliers et entreprises mécènes pour accélérer la protection de la biodiversité et des écosystèmes marins. Elle soutient ainsi des centaines d’acteurs de terrain et agit pour préserver la biodiversité marine, lutter contre les pollutions en mer, soutenir la recherche, encourager l’innovation, informer et sensibiliser tous les publics. Son statut d’observateur à l’ONU lui permet de prendre part aux décisions majeures en faveur de l’Océan.
Plus d’informations : Fondation de la Mer


