TOULON : Jean-Louis Masson : « Le 1er mai ne doit pas deven…
Partager :

TOULON : Jean-Louis Masson : « Le 1er mai ne doit pas devenir une journée de deuil pour le travail »
Chaque année, la France célèbre le 1er mai comme la “Fête du Travail”.
« Pourtant, cette journée qui devait, à l’origine, rendre hommage aux travailleurs et à la valeur du travail elle-même, tend à se transformer en une caricature inversée de son sens premier.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus de célébrer le travail, mais d’en interdire l’exercice sous peine d’amende – jusqu’à 750 euros dans certains cas. Une telle interdiction générale, même symbolique, renvoie une image dévalorisante du travail, comme si celui-ci était une punition qu’il conviendrait de suspendre un jour par an.
Je m’interroge sur le message que nous envoyons à nos concitoyens, à nos jeunes, à nos entrepreneurs, à nos soignants, à nos agriculteurs, à tous ceux qui voient dans le travail non pas une contrainte, mais un vecteur de dignité, de contribution sociale, et d’épanouissement personnel. Est-ce ainsi que l’on honore ceux qui se lèvent tôt, innovent, soignent, protègent ou cultivent ?
Je respecte profondément la tradition sociale du 1er mai, mais je refuse qu’elle devienne une journée de deuil national du travail. Il est temps de réconcilier la République avec la valeur travail, en la reconnaissant comme un pilier central de notre cohésion sociale, de notre prospérité, et de notre fierté nationale.
J’appelle à une réflexion collective sur le sens que nous voulons donner à cette journée. Non pas en supprimant les droits ou les acquis sociaux, mais en redonnant au mot “travail” la place qu’il mérite dans notre contrat républicain : celle d’un bien commun, d’un engagement, d’une fierté ».
Jean-Louis MASSON,
Président du Conseil Départemental du Var,
Ancien député.

