PARIS : Art Paris 2024, Vladimir TaATLINE, l’incarnation-mê…
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PARIS : Art Paris 2024, Vladimir TaATLINE, l’incarnation-même de l’artiste utopiste
Art Paris 2024 – Présentation générale de la foire.
ART PARIS 2024
Une forme olympique !
Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.
FRAGILES UTOPIES
Un regard sur la scène française
JEAN-MICHEL
ALBEROLA, TEMPLON
Vladimir Tatline est l’incarnation-même de l’artiste utopiste. Dans les premières années de la Russie bolchévique, il abandonna la peinture et la sculpture pour des réalisations destinées à transformer concrètement la vie, telles le Monument à la Troisième Internationale et la machine volante Létatline, avant que la répression des avant-gardes ne l’oblige à revenir à la nature morte et au portrait. Jean-Michel Alberola, pour qui l’utopie et ses échecs apparents est un thème récurrent, a peint plusieurs tableaux à partir d’une photographie prise pendant le séjour à Paris de Tatline, au printemps 1913, lorsque celui-ci proposa à Picasso de l’engager comme domestique. L’immense manteau qui enveloppe le corps de l’artiste et le chapeau qui paraît lui aussi trop grand sont fidèles à la photographie. Mais ils sont traités ici comme les éléments d’un emboîtage pictural de rectangles au chromatisme doucereux et acide à la fois, qui structurent la composition et déstructurent les formes. La présence éclatante d’une étoile rouge renvoie aux espoirs de la Révolution, mais c’est la mélancolie qui l’emporte – celle que l’on voit sur le visage juvénile de Tatline, un de ces « rois de rien » dont Jean-Michel Alberola a fait ses héros paradoxaux.


