PARIS : Identité numérique – La moitié des entreprise…
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PARIS : Identité numérique – La moitié des entreprises ignore encore le futur règlement européen eIDAS 2.0
Une étude Yousign et Ipsos révèle qu’un décideur français sur deux ignore la réglementation eIDAS 2.0, qui va pourtant transformer la confiance numérique.
Alors que l’Union européenne s’apprête à redéfinir son architecture de confiance numérique, une part significative des entreprises françaises semble naviguer à l’aveugle. Selon le Baromètre 2026 sur la confiance numérique, mené par Ipsos pour l’entreprise Yousign, 51 % des décideurs hexagonaux avouent ne pas connaître les contours du règlement eIDAS 2.0. Une méconnaissance qui contraste fortement avec l’omniprésence médiatique qu’avait connue le RGPD en son temps, et qui soulève des questions sur le niveau de préparation du tissu économique face à des échéances imminentes.
Un calendrier réglementaire serré
Cette lacune est d’autant plus préoccupante que le calendrier de déploiement est déjà enclenché. D’ici la fin de l’année 2026, chaque État membre de l’Union européenne devra proposer à ses citoyens un portefeuille d’identité numérique européen, connu sous le nom d’« EUDI Wallet ». Ce portefeuille sécurisé et interopérable permettra de stocker et de partager des attributs certifiés (carte d’identité, permis de conduire, diplômes) dans un cadre entièrement conforme au RGPD.
L’échéance suivante concerne directement les entreprises. Dès la fin 2027, toutes les organisations soumises à des obligations d’authentification forte (banques, assurances, services publics, etc.) auront l’obligation légale d’accepter l’EUDI Wallet comme une preuve d’identité valide. Cette transition modifiera en profondeur les processus de vérification d’identité, de contractualisation et d’intégration de nouveaux clients.
La fraude documentaire, une menace amplifiée par l’IA
Le contexte sécuritaire rend cette impréparation encore plus risquée. L’étude révèle que 66 % des décideurs interrogés estiment que l’intelligence artificielle générative fait peser une menace croissante sur l’intégrité et l’authenticité des documents dématérialisés. Pourtant, face à ce risque grandissant de fraude, seules 18 % des entreprises déclarent disposer d’un protocole d’action clair et formalisé en cas de suspicion de document falsifié.
Pour Alban Sayag, CEO de Yousign (https://yousign.com/fr-fr/), spécialiste français des solutions de signature électronique, ces chiffres traduisent une dangereuse prise de conscience tardive.
« Ce que révèle ce baromètre, c’est un décalage profond entre l’ampleur de la transformation en cours et le niveau de préparation réel des organisations. eIDAS 2.0 n’est pas un sujet réservé aux juristes ou aux DSI. Le portefeuille d’identité numérique européen va transformer les processus d’onboarding, de contractualisation et d’authentification à une échelle inédite », analyse Alban Sayag, CEO de Yousign.
« Les entreprises qui l’anticipent aujourd’hui prendront une longueur d’avance décisive. Celles qui attendent 2027 pour comprendre le règlement risquent d’être prises de court dans un contexte où la fraude documentaire, amplifiée par l’IA, ne laisse plus aucune marge d’improvisation », prévient-il.
L’enjeu n’est donc plus seulement réglementaire ou technique, mais bien stratégique :
La capacité à garantir un continuum de confiance, de l’identification à la signature du contrat, devient un facteur clé de compétitivité et de sécurité pour toutes les entreprises européennes.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

