Passer au contenu principal

PARIS : Buralistes – Le tabac ne fait plus recette, l…

Partager :

PARIS : Buralistes – Le tabac ne fait plus recette, les services assurent l’avenir

Une étude d’Orisha Commerce révèle que la survie économique des 22 800 buralistes français dépend désormais des services de proximité.

Alors que le débat sur l’interdiction de la vente de cigarettes aux générations nées après 2009 est relancé par l’Assurance Maladie, le modèle économique des 22 800 buralistes français est plus que jamais au cœur des interrogations. Face à l’érosion continue des ventes de tabac, une transformation silencieuse mais profonde est déjà à l’œuvre. Loin de l’image traditionnelle, le buraliste de demain, et même d’aujourd’hui, se dessine comme un pôle de services de proximité essentiel aux territoires.

Une mutation confirmée par les chiffres

Le 2e Observatoire des buralistes, publié par Orisha Commerce et basé sur une analyse des données de caisse de 7 726 de ses commerces partenaires (Bimedia-Devance), vient quantifier cette tendance de fond. L’étude démontre que la diversification n’est plus une option mais une réalité économique qui soutient l’ensemble du réseau. Le bureau de tabac se mue progressivement en un commerce multiservice, répondant aux besoins quotidiens des habitants.

Le paradoxe des revenus : le tabac pèse lourd mais rapporte peu

L’analyse met en lumière un décalage frappant entre les volumes encaissés et la rentabilité réelle. Les produits dits « commissionnés », tels que le tabac, la presse ou les jeux de la Française des Jeux, représentent encore une part écrasante des transactions, avec 92 % des encaissements moyens. Pourtant, ils ne génèrent que 43 % du chiffre d’affaires brut.

À l’inverse, les produits à marge et les nouveaux services (paiement de proximité, colis, téléphonie, etc.), qui ne comptent que pour 8 % des encaissements, sont devenus le véritable moteur de la rentabilité. Ils génèrent en effet déjà 57 % du chiffre d’affaires brut moyen. Cette disproportion est encore plus marquée dans les zones rurales : dans les communes de moins de 10 000 habitants, les services et produits diversifiés assurent jusqu’à 63 % du chiffre d’affaires.

Le commerce de proximité, véritable enjeu de survie

La conclusion est sans appel : ce ne sont déjà plus les ventes de cigarettes qui assurent la pérennité de ces commerces, mais bien leur capacité à se réinventer en hubs de services. En devenant des points de contact indispensables, notamment dans les territoires où les services publics se retirent, les buralistes assurent un maillage social et économique crucial, trouvant dans cette diversification le levier de leur performance économique future.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).