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VENCE : Morgane JOLIVEAU : « J’ai inventé le premier…

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VENCE : Morgane JOLIVEAU : « J’ai inventé le premier dispositif vaginal post-rapport »

À Vence, dans l’arrière-pays niçois, la start-up Woum Revolution lance le premier dispositif d’aspiration post-rapport pour le confort féminin.

Pendant des décennies, la médecine et l’innovation technologique ont largement ignoré une réalité anatomique et physiologique pourtant vécue par des millions de femmes à travers le monde : les écoulements de fluides corporels après un rapport sexuel sans préservatif. Face à cette situation qui engendre une sensation d’inconfort, de fuite, et qui est parfois directement associée à des infections vaginales, le silence a longtemps prévalu. C’est pour répondre à cette problématique spécifique que la jeune pousse azuréenne a développé une solution technologique inédite. Woum Revolution (https://www.woum.co/) est une entreprise dédiée à l’innovation pour le confort intime féminin et la conception de dispositifs d’hygiène.

La rupture d’un tabou persistant

Selon le communiqué officiel publié par l’entreprise Woum Revolution, le constat de départ est sans appel. À l’issue d’une relation sexuelle, de très nombreuses femmes se retrouvent contraintes d’improviser face à l’écoulement des fluides résiduels. Les solutions adoptées au quotidien relèvent souvent de la précipitation et de l’urgence : patienter longuement, utiliser des quantités importantes de papier toilette, ou encore courir vers les sanitaires. Au-delà du simple désagrément matériel, les concernées subissent cet inconfort en silence. Devant ce vide absolu en matière de produits grand public, une interrogation fondamentale a émergé au sein de la société : pourquoi n’existe-t-il aucune solution saine et spécifiquement dédiée à la gestion de l’après-rapport ?

L’expérience personnelle comme moteur de l’innovation

Le développement de ce nouvel appareil trouve sa source directe dans le vécu de sa créatrice. Afin de briser le silence entourant ces désagréments intimes, la fondatrice a tenu à partager son parcours personnel. « Cette innovation ne pouvait naître que de l’expérience personnelle d’une femme. C’est donc moi, Morgane, 23 ans à l’époque, qui, comme beaucoup de femmes, subissais cet inconfort après chaque rapport. Je souffrais régulièrement d’infections vaginales (mycoses, vaginoses) et, en cherchant des solutions pour améliorer ma toilette intime après les rapports, je me suis rendue compte d’une chose frappante : il n’existait tout simplement aucune solution saine dédiée à l’après-sexe, un vide total. C’est de ce constat qu’est née l’idée du WOUMER. Pas pour créer un gadget, mais pour répondre à un besoin réel dont personne ne parlait », a expliqué Morgane Joliveau, fondatrice et directrice générale de Woum Revolution.

Deux années de recherche et de conception médicale

Afin de matérialiser cette idée et de garantir une sécurité optimale pour les utilisatrices, un processus rigoureux a été enclenché. D’après l’entreprise, le dispositif a nécessité deux ans de recherche et développement en collaboration étroite avec des ingénieurs spécialisés en dispositifs médicaux ainsi qu’avec des professionnels de la santé. Le résultat de cette synergie technique est le WOUMER, présenté comme le tout premier dispositif vaginal conçu pour aider les femmes à évacuer les fluides résiduels présents dans le vagin après un rapport, et ce, en douceur et sans impacter l’équilibre naturel de la flore.

Le fonctionnement de l’appareil repose sur un système d’aspiration breveté, qualifié de très doux et non invasif. Entièrement fabriqué en France, l’appareil se dote de caractéristiques techniques précises pour respecter scrupuleusement l’anatomie féminine. Il propose notamment trois niveaux de puissance d’aspiration, facilement réglables par l’intermédiaire d’un bouton, afin de s’adapter aux besoins de chaque femme. La sécurité sanitaire est assurée par un embout vaginal souple conçu en plastique de grade médical. L’objet intègre également un réservoir amovible destiné à collecter les fluides, lequel se détache aisément pour permettre un nettoyage à la fois simple et rapide.

Un lancement viral et un véritable engouement public

L’annonce de la création de cet outil a immédiatement généré de vives réactions sur la sphère numérique. Sur les réseaux sociaux, l’appareil a rapidement été surnommé « l’aspirateur à sperme » par les internautes. Selon l’analyse de la société, les retours sont extrêmement contrastés. D’un côté, de nombreuses voix saluent une innovation jugée révolutionnaire, qualifiant le concept d’idée de génie ou d’évidence absolue. De l’autre côté, certains commentateurs s’interrogent encore sur son utilité réelle. Pour l’entreprise, cette incompréhension partielle démontre que le sujet du confort intime post-rapport demeure largement méconnu, rappelant que l’innovation dérange souvent avant de devenir une évidence.

La viabilité commerciale du projet semble néanmoins se confirmer sur le terrain. Depuis le 5 mars, les précommandes du dispositif ont été officiellement ouvertes sur la plateforme de financement participatif Ulule. Le communiqué précise que ce lancement a déclenché un engouement immédiat : en l’espace de quelques heures seulement, une centaine de femmes ont financièrement soutenu le projet, constituant une preuve tangible d’une demande bien réelle autour de ce sujet encore tabou. « Les femmes méritent des solutions pensées pour leur confort, leur corps et leur réalité quotidienne. Et parfois, il suffit d’une idée un peu audacieuse pour enfin changer les choses », a conclu Morgane Joliveau.