TROYES : Cité du Vitrail, un écrin d’or, de verre et de plo…
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TROYES : Cité du Vitrail, un écrin d’or, de verre et de plomb
Un écrin d’or, de verre et de plomb… Lovée au cœur d’un authentique Monument historique, la toute jeune Cité du Vitrail nous ouvre les portes d’un monde religieux et profane fait de couleurs versatiles et de lueurs changeantes.
Trois ans à peine après son inauguration, nous aurions pu penser que ce temple dédié au culte de la lumière se reposerait sur ses lauriers, satisfait de son propre éclat. Il n’en est rien. À la place, celui-ci a préféré bousculer l’ordre établi en renouvelant une partie de son exposition permanente.
Dans ce nouvel accrochage, certaines pièces se sont éclipsées, retrouvant l’ombre et le calme de leur écrin originel, tandis que d’autres créations ont fait leur apparition. Dans la somptueuse Galerie des vitraux, nous redécouvrons ainsi l’un des bijoux de l’exposition consacrée l’an dernier aux vitraux maudits de Notre-Dame : le saisissant portrait de sainte Radegonde, princesse, reine et moniale, capturée au cœur des années 30 par le maître-verrier Jean Hébert-Stevens. L’artiste imagine la sainte patronne de Poitiers l’air grave mais serein, laissant tomber sa couronne à ses pieds. Un sujet classique certes, mais dynamité par la géométrie audacieuse de l’Art déco. À ses côtés, les rêves d’ailleurs de Jacques Simon, alchimiste de la matière, prennent vie dans des scènes agricoles caressées par le vent et la mousson.
Focus sur… La chapelle
Terminons cette visite en apothéose. L’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, métamorphosée en écrin de lumière, dévoile un trésor insigne : trois verrières d’exception, nées du génie des maîtres verriers de la Champagne méridionale du XVIᵉ siècle. Sous la douce alchimie des grisaille et jaune d’argent, les figures s’animent, figeant l’acte de la prière dans un dialogue silencieux.
CITÉ DU VITRAIL
31 quai des Comtes-de-Champagne, Troyes
SOURCE : Arts in the City.


