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TOURS : Une structure sportive pour Art et Sport

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Floriane Dumont
6 Mai 2024

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TOURS : Une structure sportive pour Art et Sport

Si le sport est considéré comme une activité éminemment populaire, l’art contemporain est parfois trop souvent perçu comme élitiste.

Cette opposition est cependant superficielle, car l’art et le sport partagent un même ressort qui est celui de la passion. L’un et l’autre sont tous deux des intensificateurs d’émotion. Ils sont marqués par une même diversité de pratiques et offrent de multiples formes d’expression.

Par conséquent, Art et Sport est une manifestation qui vise à la rencontre entre ces deux mondes en proposant une exposition plurielle sur l’ensemble du territoire français. Il s’agit d’investir dans chaque région de France et en outre-mer une infrastructure ou un événement sportif pour aller à la rencontre d’un public souvent éloigné des musées et des centres d’art. En s’appuyant sur les collections des 22 Fonds Régionaux d’Art Contemporain de France – qui fêtent cette année leurs 40 ans d’existence -, Art et Sport souhaite participer à la démocratisation de la création actuelle en offrant des expériences esthétiques variées dans un contexte inhabituel.

Stade de football, piscine, boulodrome, skate-park, etc. sont autant de lieux qui deviendront, le temps d’une exposition, un nouveau terrain de jeu.

À l’occasion de la manifestation Art et Sport, nous proposons d’investir une structure sportive à Tours afin d’y présenter un dialogue entre trois œuvres qui constituent un récit abstrait de science-fiction. En associant un ballon gonflable à la surface réfléchissante (Sans titre (Silence is sexy) de Bruno Peinado – 2004-2021) à une vidéo montrant un paysage ancestral de la côte ouest australienne (Marella d’Angelika Markul – 2020), cette exposition souhaite donner une nouvelle version à la scène iconique de 2001 L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (1968). En lieu et place du monolithe noir, on trouve donc cette structure gonflable qui joue le rôle d’énigme face à l’origine de la vie, d’autant que le site filmé par Angelika Markul fait référence à la croyance d’un peuple aborigène, les Goolarabooloo qui vivent sur la songline reliant le nord et le sud de la côte de Kimberley. Selon leurs croyances, il existe un dieu créateur également connu sous le nom d’Homme Imu ou Marella.

Il est venu créer le monde, la nature et l’humanité en laissant ses empreintes sur le sol, celles que nous pouvons voir réapparaître dans la vidéo. La troisième œuvre, Les ondes de Love d’Edith Dekyndt (2009) montre une bannière au vent dont le mouvement fait écho à la respiration de l’objet non identifié de Bruno Peinado. Cette vidéo fait référence au mathématicien anglais Augustus Edward Hough Love qui développa un modèle mathématique autour des ondes de surface. L’œuvre d’Edith Dekyndt s’attache alors à mesurer notre subjectivité d’être humain à l’aulne de phénomènes physiques d’une portée universelle mais dont les forces sont souvent invisibles et changeantes. Gravité, champ magnétique, turbulence de fluides et énergie solaire influant sur notre conscience et nos perceptions sont ainsi captés à travers un travail d’une extrême sensibilité, ici le simple mouvement d’un tissu sous l’effet de l’air ambiant.

Tours

Péristyle de la mairie

Le rétrofuturisme

Objet Respirant Non Identifié

Du 6 au 13 octobre

SOURCE : Art et Sport, 13 expositions dans 13 villes de France produites par GrandPalais RMN