
TOULOUSE : Raconter la Shoah avec Spirou
L’exposition présentée au Musée départemental de la Résistance & de la Déportation en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, à partir du 7 décembre, plonge dans l’univers du plus célèbre des grooms, le mythique Spirou.
C’est à partir de cette œuvre que le journaliste, historien et spécialiste du neuvième art Didier Pasamonik propose une exposition au Mémorial de la Shoah. « Son idée était de documenter, à travers de très nombreux éléments, l’histoire que j’ai créée. Elle l’ancre dans la réalité », explique l’auteur Émile Bravo. Spirou dans la tourmente de la Shoah, l’exposition, relie cette histoire à celle de Georges Evrard, rédacteur en chef du Journal de Spirou dès avant-guerre et résistant. Elle présente aussi bien des photos, des objets du quotidien de l’époque, que des extraits de journaux, témoignant de la vie à Bruxelles sous l’Occupation. Elle se découpe en douze parties, chacune d’entre elles s’ouvrant avec une planche de la bande-dessinée.
L’exposition entame une grande tournée qui passe par Toulouse cet hiver, du 7 décembre au 2 mars. « Elle s’inscrit complètement dans la lignée de notre programmation, souligne Antoine Grande, directeur du Musée départemental de la Résistance & de la Déportation. C’est aussi une exposition qui dit des choses modernes sur la question des identités et de la liberté de l’individu dans le collectif ». Elle s’adresse à tous les publics, des plus jeunes aux adultes férus d’histoire. Les thèmes les plus difficiles comme l’antisémitisme sont abordés avec finesse, avec un double langage permettant à chacun d’y trouver les éléments qu’il est en mesure de comprendre. La version toulousaine de l’exposition sera augmentée de quelques éléments faisant référence aux camps d’internement des Pyrénées-Orientales.
Des ateliers seront proposés au jeune public, une rencontre est prévue le 11 janvier avec plusieurs acteurs de l’exposition dont Émile Bravo et enfin, une soirée consacrée à la Shoah dans la bande-dessinée se tiendra le 24 février. L’exposition poursuivra ensuite sa route vers l’Allemagne.
SOURCE : Conseil départemental de la Haute-Garonne


