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TOULOUSE : Quentin Pellestor-Veyrier : « Le Parisien est un…

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TOULOUSE : Quentin Pellestor-Veyrier : « Le Parisien est une maison de cœur pour les Toulousains »

Le chef Quentin Pellestor-Veyrier reprend Le Parisien, institution fondée en 1892, pour y célébrer les classiques de la cuisine de bistrot.

C’est une nouvelle page qui s’écrit pour la gastronomie de la Ville Rose. Après avoir marqué les esprits à Colomiers en faisant renaître le site de l’ex-Amphitryon avec sa Maison Pellestor Veyrier, le chef Quentin Pellestor-Veyrier investit le centre historique de Toulouse. Lundi 2 mars 2026, la Maison officialise la reprise d’une adresse mythique : le bistrot Le Parisien. Cette acquisition ne marque pas une simple diversification pour le chef, mais une volonté d’ancrage dans le patrimoine local. Fondé il y a plus d’un siècle, en 1892, Le Parisien fait partie de ces lieux qui ont vu défiler des générations de Toulousains. L’objectif affiché est clair : conserver l’âme de cette institution tout en y apportant la rigueur et la vision d’un chef contemporain.

Un retour à l’essence du bistrot

Le projet s’articule autour d’une philosophie de continuité. Il ne s’agit pas de transformer le lieu en une table élitiste, mais de redonner ses lettres de noblesse au « bistrot à la française ». Ce modèle de restauration, synonyme de vie, de chaleur humaine et d’accessibilité, trouve ici une nouvelle jeunesse.

La Maison Pellestor Veyrier entend proposer une cuisine « de goût, de transmission et de mémoire ».

Loin de la nostalgie figée, l’établissement se positionne comme un lieu vivant où l’on vient chercher une assiette juste, sans artifices inutiles. C’est le retour du « manger bon » dans une atmosphère décontractée, fidèle à la vocation populaire qui a fait le succès de l’établissement depuis la fin du 19ème siècle.

Les grands classiques à l’honneur

Dans l’assiette, la promesse est tenue avec une carte qui fait la part belle au répertoire culinaire national. Les amateurs de plats mijotés et de recettes intemporelles y trouveront leur compte. Le menu égrène les monuments de la cuisine bourgeoise et populaire : bœuf bourguignon, blanquette de veau, quenelles, ou encore les incontournables pâtés en croûte.

Ancrage régional oblige, le magret de canard et le cassoulet figurent en bonne place, rappelant l’attachement du chef au terroir occitan. Le service se veut généreux, avec des plats présentés en cocotte, favorisant le partage et la convivialité. Côté sucré, la gourmandise est assumée avec des desserts régressifs : mousse au chocolat servie à la louche, riz au lait, flan pâtissier ou crème brûlée viennent clore le repas. L’établissement maintient des formules accessibles, garantissant un excellent rapport qualité-prix.

Une exigence gastronomique adaptée

Si le tempo et le service diffèrent de la table gastronomique de Colomiers, l’ADN culinaire reste identique. La technique, le respect absolu du produit et la sincérité de la démarche constituent le fil rouge entre les deux établissements.

Quentin Pellestor-Veyrier résume cette démarche : « Après avoir fait renaître un lieu emblématique à Colomiers, j’avais envie de revenir à l’essence même de la cuisine française : celle des bistrots. Le Parisien est une maison de cœur pour les Toulousains. Nous y proposons une cuisine sincère, généreuse, sans compromis sur la qualité, portée par la même exigence que dans notre maison gastronomique ».

Un chef au parcours étoilé

Originaire de Narbonne, Quentin Pellestor-Veyrier n’en est pas à son coup d’essai. Ancien chef d’un restaurant étoilé à Béziers et distingué « Grand de Demain » par le Gault et Millau en 2022, il a forgé son expérience auprès de figures tutélaires de la gastronomie française telles que Gilles Goujon, Alain Ducasse ou Franck Putelat.

Avec la Maison Pellestor Veyrier à Colomiers, il propose déjà une expérience immersive célébrant les paysages d’Occitanie. La reprise du Parisien vient compléter ce tableau, offrant désormais aux Toulousains deux facettes du savoir-faire du chef : l’une tournée vers l’émotion gastronomique, l’autre vers la convivialité du quotidien.