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TOULOUSE : Deep Weather, un film qui appelle à la justice climatique

Pour sa seconde édition, le Nouveau Printemps fidèle à ses valeurs d’accès à la culture, de cohésion sociale et d’inclusion, s’associe à de nombreux établissements scolaires et acteurs sociaux.

Au-delà d’un programme gratuit de visites guidées et d’ateliers jeune public, mais également d’un accès gratuit à l’ensemble des expositions et des médiations nombreuses pour les groupes scolaires et le champ social, le festival s’engage dans une démarche proactive et rend ses propositions accessibles à toutes et tous, à travers des projets participatifs avec des établissements scolaires et d’enseignement supérieur et des associations, ainsi que des propositions nombreuses et inclusives en direction des publics en situation de handicap.

Le Nouveau Printemps mène un projet pédagogique au long cours avec des collèges et lycées de l’Académie. Pendant plusieurs mois, les enseignant·e·s de spécialités d’arts plastiques d’une trentaine d’établissements scolaires vont explorer avec leurs étudiant·e·s les terrains de recherches proposés par Alain Guiraudie et ses artistes invité·e·s.
Parmi ces thématiques : les dispositifs de narration, l’archive, les formes de résistances ou encore les promesses de demain.

L’occasion pour les élèves de s’approprier ces questionnements en étant totalement libres dans l’exploration des pratiques artistiques.

Les œuvres conçues dans le cadre de ce projet feront l’objet d’une restitution collective et seront exposées le temps du festival. Le festival publiera une édition qui regroupera l’ensemble des productions des élèves, disponible gratuitement au point d’accueil du festival.

Ursula Biemann DEEP WEATHER, 2013

Un film qui appelle à la justice climatique.

Deep Weather aborde la question de la cause et de l’effet du réchauffement climatique anthropique : alors que le système économique des pays du « Nord », à forte intensité énergétique et fondé sur la croissance, exploite les ressources naturelles, ses répercussions négatives, telles que l’augmentation du niveau des mers et les inondations qui s’ensuivent, sont essentiellement reportées sur les pays du « Sud ». Le travail vidéo de Biemann nous fait prendre conscience que la Terre est un système fermé et réactif, tout est interconnecté au sein du « système terre ». Son travail peut également être lu comme un appel à la justice climatique, car il définit le changement climatique non seulement comme un problème environnemental, mais aussi comme une question complexe de justice sociale. Avec le soutien du centre culturel Suisse.

On Tour à Toulouse. Après une formation à l’École des Beaux-Arts de Mexico dans les années 80, Ursula Biemann intègre la School of Visual Arts de New York, dont elle sort diplômée en 1986, avant de rejoindre en 1988 le Whitney Independent Study Program, dans la même ville. Artiste, auteur et vidéaste, Ursula Biemann s’appuie sur une multiplicité de médiums tels que la vidéo expérimentale, l’interview, la performance, la photographie ou encore la cartographie qui convergent dans des installations spatiales formalisées. À travers ses recherches et sa pratique, elle approfondit des sujets comme la migration humaine, la mobilité, les frontières, ou encore le statut des genres et l’emprise des technologies, ce qui lui permet d’établir une contre-géographie singulière. Elle mène ainsi un travail de terrain dans des endroits reculés, du Groenland à l’Amazonie, pour raconter une réalité planétaire changeante…