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TOULOUSE : Aurélien PRADIE : « Un budget d’affichage…

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TOULOUSE : Aurélien PRADIE : « Un budget d’affichage qui tourne le dos aux priorités des Occitans »

Le groupe d’Aurélien Pradié a voté contre le budget 2026, dénonçant une gestion inefficace et éloignée des besoins réels des habitants.

À l’issue de l’assemblée plénière de la Région Occitanie qui s’est tenue ce jeudi 12 février, le groupe d’opposition Occitanie Courageuse a officialisé son vote contre le budget primitif pour l’année 2026. Dans un communiqué, son président, Aurélien Pradié, fustige un budget jugé déconnecté des réalités et des besoins urgents des citoyens, le qualifiant de « budget d’affichage ».

Le groupe politique dénonce une forme d’autosatisfaction de la majorité socialiste, qui célèbre les dix ans de la Région à travers de vastes opérations de communication, tout en occultant une réalité sociale jugée « accablante ». Selon les élus d’Occitanie Courageuse, le fait que plus d’un million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté sur le territoire devrait inciter à « l’humilité et à l’action » plutôt qu’à la célébration.

Santé : une politique de « sparadrap » inefficace

Le secteur de la santé est particulièrement visé par les critiques du groupe d’opposition, qui le considère comme « le parfait exemple du budget d’affichage ». Sur une enveloppe globale de 129,4 millions d’euros consacrée à la santé, Occitanie Courageuse souligne que seulement 1,5 million d’euros est fléché vers l’accès direct aux soins, une somme jugée dérisoire face à l’enjeu des déserts médicaux.

L’efficacité des 26 centres de santé régionaux est également remise en question. D’après le groupe, ces structures ne réalisent que 0,62 % des consultations médicales du territoire, ce qui équivaudrait statistiquement à une visite par habitant tous les 50 ans. Le communiqué pointe en outre une productivité insuffisante des médecins salariés de ces centres, qui réaliseraient « moins de la moitié de l’activité des médecins libéraux ». Face à ce constat, le groupe conclut que « une hémorragie majeure ne se stoppe pas avec un sparadrap », accusant la présidente de Région, Carole Delga, de gérer la pénurie sans la combattre activement.

Une gabegie financière pointée du doigt

Un autre axe majeur de critique concerne la gestion des dépenses de fonctionnement. Le groupe présidé par Aurélien Pradié dénonce le recours jugé excessif à l’externalisation, avec près de 7 millions d’euros dépensés annuellement en cabinets de conseil privés. Cette pratique est mise en perspective avec les effectifs de la Région, qui compte 7 600 agents pour une masse salariale de 415 millions d’euros, en augmentation de 40 % en dix ans.

Pour les élus de l’opposition, cette situation revient à faire payer le contribuable deux fois : une première fois pour le salaire du fonctionnaire territorial, et une seconde pour le cabinet privé « qui fait le travail à sa place ».

Des dysfonctionnements administratifs pénalisants

Au-delà des grands équilibres budgétaires, Occitanie Courageuse alerte sur de nombreux dysfonctionnements de terrain qui pénalisent les acteurs locaux. Le communiqué fait état de « délais de paiement interminables » subis par les communes, les associations et les porteurs de projets attendant des subventions régionales.

Le groupe critique également une instabilité réglementaire, avec des règles d’attribution des aides qui changeraient après le dépôt des dossiers. « Comment demander aux collectivités d’investir quand les règles du jeu changent en cours de route ? », interroge le groupe, qui estime que ce fonctionnement génère « incompréhension, défiance et découragement » chez les partenaires de la Région.

En conclusion, Occitanie Courageuse estime que les habitants attendent des actions concrètes sur des priorités telles que les mobilités, l’emploi, la formation ou l’état des lycées. À l’inverse, il est reproché à l’exécutif régional de disperser les crédits dans des « politiques périphériques guidées par l’affichage plutôt que par l’efficacité ». Le groupe insiste enfin sur le fait que les difficultés de la Région ne sauraient être uniquement imputées à l’État, mais qu’elles résultent également « des choix politiques de Madame Delga ».