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TOULON : Sensibilisation à la vaccination contre les canc…

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Floriane Dumont
16 Avr 2024

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TOULON : Sensibilisation à la vaccination contre les cancers HPV

Dans le cadre de la semaine européenne de vaccination 2024 et de leur mission de prévention en santé publique, les équipes du Centre Gratuit d’information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) et les services de Gynécologie-Obstétrique, ont organisé une journée de sensibilisation sur le vaccin contre le papillomavirus (HPV), le mardi 16 avril dernier, dans le hall de l’hôpital Sainte -Musse.

Un enjeu de santé publique qui mérite toute votre attention !

A cette occasion nous vous proposons éclairage sur la vaccination contre le papillomavirus.

Les papillomavirus humains (HPV) sont responsables de huit localisations de cancers : le col de l’utérus, l’anus, l’oropharynx, la vulve, le vagin, la cavité orale, le larynx et le pénis. Aujourd’hui, la vaccination contre les HPV prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers. La vaccination est indiquée pour les filles et les garçons dès l’âge de 11 ans et jusqu’à 19 ans. Cette vaccination est également recommandée jusqu’à 26 ans, pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Nous avons aujourd’hui un vaccin fiable, efficace pour se prémunir de certains cancers, alors oui il est indispensable faire vacciner ces enfants !

Qu’est-ce que l’infection à HPV ?

HPV est l’abréviation de Human papillomavirus (papillomavirus humains). Il s’agit d’une famille de virus communs qui se transmettent très facilement, quasiment exclusivement par contact sexuel avec ou sans pénétration.

Quel lien entre HPV et cancer ?

Chaque année en France, 6 400 nouveaux cas de cancers sont liés aux papillomavirus humains (HPV). Dans la majorité des cas, les cancers liés à l’infection par les HPV concernent le col de l’utérus (44 %), de l’anus (24 %) et l’oropharynx (22 %). Si les cancers concernent en majorité les femmes, un quart touche les hommes.

Environ 80 % des femmes et des hommes sont exposés à ces virus au cours de leur vie. Les verrues ano-génitales (condylomes) touchent autant les jeunes hommes que les jeunes femmes.

En général, leur corps parvient à éliminer les infections à HPV mais il arrive que celles-ci persistent et provoquent des lésions, majoritairement au niveau du col de l’utérus. Ces lésions peuvent évoluer vers un cancer plusieurs années plus tard.

L’infection par HPV est-elle fréquente ?

Oui. Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente.

Ce virus se transmet par contact cutané direct, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Près de 80 % des personnes seront infectées par le virus HPV au cours de leur vie. La plupart des infections ont lieu lors des premiers rapports sexuels. Dans environ 90 % des cas, le virus HPV aura disparu dans les 2 ans, et l’infection sera sans conséquence.

Pourquoi faire vacciner son enfant ?

Actuellement, le dernier vaccin commercialisé protège contre les infections à HPV 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58 notamment en cause dans 90 % des cancers du col de l’utérus, 80 % des cancers de l’anus et 90 % des verrues ano-génitales (condylomes).

Cependant la vaccination n’élimine pas totalement le risque de développer un cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi, même pour les femmes vaccinées, le dépistage du cancer du col de l’utérus à intervalles réguliers à partir de 25 ans reste important. Ces deux moyens d’agir sont complémentaires.

Une vaccination qui a fait ses preuves

A ce jour, plus de 100 millions d’enfants et d’adolescents ont été vaccinés dans près de 80 pays. Comme tous les vaccins, les vaccins contre les HPV font l’objet d’un suivi régulier par les autorités de santé françaises, européennes et internationales.

Ce suivi confirme la sécurité de ces vaccins. Leur efficacité est aujourd’hui démontrée sur la réduction du nombre de lésions précancéreuses.

Les vaccins contribuent à réduire le nombre des lésions précancéreuses. On peut donc présager une très bonne protection de ces trois vaccins contre 70 à 90 % des cancers du col de l’utérus.

Une étude australienne a montré que le nombre de personnes infectées par les HPV à l’origine de de cancers du col de l’utérus a diminué grâce à la vaccination. Il est passé de 22,7 % en 2005-2007 à 1,5 % en 2015 chez les jeunes femmes de 18-24 ans. Ces résultats ont conduit l’International papillomavirus society (IpVS) à déclarer qu’une ample couverture vaccinale contre les HPV combinée à une forte participation au dépistage du cancer du col de l’utérus, et à des traitements appropriés, peut permettre l’élimination du cancer du col de l’utérus comme problème de santé publique.

Plus de 20 pays, dont l’Australie, les États-Unis, l’Italie, le Canada, la Norvège et l’Argentine, ont recommandé l’extension de la vaccination aux garçons notamment pour des raisons épidémiologiques et des questions d’équité.

Une vaccination facilitée à la rentrée 2023 pour les élèves de 5e

Depuis la rentrée de septembre 2023, les collégiens en classe de 5e peuvent se faire vacciner gratuitement pour assurer une meilleure protection contre les cancers liés aux papillomavirus humains (ou HPV : Human Papilloma Virus).

La vaccination, accessible à tous les collégiens filles comme garçons, dès la classe de 5e, doit permettre d’augmenter la couverture vaccinale et de prévenir contre l’infection qui est responsable de 6 000 nouveaux cas de cancers et de 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus chaque année.