TOULON : Rave party illégale – Un rassemblement de 15…
Partager :

TOULON : Rave party illégale – Un rassemblement de 150 personnes stoppé par les gendarmes à Ginasservis
À Ginasservis, en limite des Bouches-du-Rhône, les gendarmes ont mis fin à une rave party de 150 personnes, en application d’un arrêté préfectoral.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril 2026, un rassemblement festif à caractère musical non autorisé a été détecté sur la commune de Ginasservis, regroupant environ 150 participants. Selon un communiqué de la préfecture du Var, l’intervention des forces de l’ordre a été immédiate pour mettre un terme à cet événement illégal qui contrevient à un arrêté préfectoral en vigueur.
Un dispositif d’envergure pour faire cesser la fête
Dès la détection du rassemblement, un important dispositif de gendarmerie a été déployé sous l’autorité du préfet du Var, Simon Babre. Une trentaine de militaires des groupements du Var et des Bouches-du-Rhône ont été mobilisés pour interdire et sécuriser les accès au site. Ce dimanche matin, le dispositif a été renforcé, portant les effectifs à cinquante gendarmes chargés de maintenir le secteur étanche et de procéder aux verbalisations des contrevenants. La sous-préfète de Brignoles s’est également rendue sur place pour coordonner les opérations visant à faire cesser définitivement ce rassemblement.
Un arrêté préfectoral en amont pour prévenir les risques
Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’un arrêté préfectoral daté du 19 mars 2026, interdisant formellement « la tenue des rassemblements festifs à caractère musical » ainsi que « le transport de matériel de sonorisation de type sound system » sur l’ensemble du département du Var, du 20 mars au 27 avril 2026. La préfecture avait justifié cette mesure préventive par des informations indiquant que plusieurs événements de ce type étaient susceptibles d’être organisés, sans qu’aucune déclaration préalable, obligatoire, n’ait été déposée. Le document met en avant la nécessité de prévenir les risques élevés de troubles à l’ordre public, citant les dégradations de propriétés privées, les nuisances sonores et environnementales, et surtout le péril pour la sécurité des participants eux-mêmes, faute de dispositifs de secours et de sécurité validés.
Un département sous haute tension
La fermeté des autorités s’explique par la récurrence de ces rassemblements illégaux dans le Var. L’arrêté préfectoral rappelle que dix-huit événements similaires ont été recensés en 2025. Plusieurs fêtes non autorisées ont également eu lieu ces derniers mois, notamment à Seillans en décembre 2025, sur la commune du Muy en janvier 2026 et sur celle du Thoronet en février 2026, entraînant de nombreuses verbalisations.
Deux facteurs aggravants ont motivé cette interdiction générale. D’une part, le niveau « Sécurité renforcée – Urgence Attentat » du plan Vigipirate, qui mobilise fortement les forces de sécurité intérieure sur d’autres missions. D’autre part, le risque incendie particulièrement élevé dans le département, notamment dans les massifs forestiers prisés pour ce type d’événements. La préfecture souligne que l’utilisation de groupes électrogènes dans ces zones sensibles, comme le massif des Maures où plus de 600 hectares ont brûlé en juin 2024, représente un danger inacceptable.

Toute infraction à l’arrêté est passible des sanctions prévues par le Code de la sécurité intérieure, pouvant aller jusqu’à la saisie du matériel en vue de sa confiscation par le tribunal.
via Press Agence.


