TOULON : Parce que l’accès à l’emploi est aussi…
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TOULON : Parce que l’accès à l’emploi est aussi une question de mobilité, l’Adie se mobilise du 2 au 6 juin dans le Var
Que l’on soit entrepreneur, salarié ou demandeur d’emploi, aller au travail, c’est d’abord pouvoir se déplacer.
Pour 1 Français sur 4, c’est de plus en plus compliqué. C’est ce que révèle l’enquête que vient de publier l’Adie avec l’institut Appinio. À cette occasion, l’association pour le droit à l’initiative économique se mobilise dans le Var du 2 au 6 juin afin de faire connaître ses solutions d’accompagnement et de financement, aussi disponibles pour résoudre des problématiques de mobilité.
1 Français sur 4 a déjà manqué une opportunité professionnelle – qu’il s’agisse d’un emploi, d’un entretien d’embauche, d’une formation, ou d’un rendez-vous client – faute de moyens de transport. Et 8 Français actifs sur 10 considèrent que le fait de disposer d’une voiture individuelle est indispensable pour se rendre au travail. Ces chiffres, issus de la dernière enquête de l’Adie réalisée par l’institut Appinio, témoignent à eux seuls du fait qu’en dehors des axes urbains bien desservis en transports collectifs, la voiture reste souvent indispensable pour pouvoir travailler.
« Il faut admettre cette réalité : des millions de Français à faibles revenus, particulièrement dans les zones rurales ou périurbaines, dépendront pour longtemps encore de leur voiture. On ne réussira pas la transition écologique en faisant de la bicyclette et du véhicule électrique l’alpha et l’oméga des politiques publiques » martèle Frédéric Lavenir, Président de l’Adie.
Le microcrédit, un puissant outil pour la mobilité
Pour répondre à ces besoins qui s’ancrent dans la lignée de sa mission, L’Adie facilite l’accès à des modes de transports individuels adaptés aux besoins des publics les plus éloignés de l’emploi. Depuis plus de 15 ans, elle propose un microcrédit « mobilité », pour les particuliers qui n’ont pas accès au crédit bancaire, qu’ils soient salariés ou en recherche d’emploi. Un quart des entreprises financées par l’Adie ne pourraient pas naître ou se développer sans le véhicule que le microcrédit de l’association permet d’acheter. Dans le Var, ce sont ainsi 583 microcrédits mobilité qui ont été attribués depuis 2010, dont 104 en 2024.
Et ça marche : 85% des bénéficiaires du microcrédit mobilité reconnaissent l’impact direct de celui-ci dans l’amélioration de leur situation professionnelle et financière.[1]
Achetés avec de petits budgets, les véhicules financés par l’Adie demeurent, dans l’ensemble, très kilométrés. C’est pourquoi l’association développe également des partenariats pour offrir des solutions financières innovantes permettant de donner accès à coût supportable à des véhicules récents, thermiques le plus souvent, mais plus efficients énergétiquement et beaucoup moins polluants que ceux qu’ils remplacent :
- Location avec option d’achat de voitures neuves en partenariat avec le Club Mobilité de Renault ;
- Voitures d’occasion reconditionnées avec Elite auto ;
- Scooters électriques ou à essence neufs avec Peugeot ;
- Vélos électriques et vélos cargos avec Vélivélo.
Un accompagnement vers des projets de mobilité salariés…ou non. À l’instar de Michel Cornette, marin-pêcheur à Toulon, accompagné par l’Adie pour rénover le pont de son navire ainsi que le moteur et pallier des avaries mécaniques.
L’Adie plaide pour une mobilité verte, levier de cohésion et de progrès social
Pour beaucoup de Français, cependant, un microcrédit ne suffira pas à « boucler » le budget d’acquisition d’un véhicule de qualité à faibles émissions de gaz à effet de serre. L’accès aux véhicules électriques subventionnés par les dispositifs mis en place par l’État reste difficile pour les ménages les plus modestes.
C’est pourquoi l’Adie plaide pour une politique d’aide à la mobilité individuelle progressive et inclusive, avec :
- Des aides recentrées sur les deux ou trois premiers déciles de revenus ;
- Une amélioration progressive du parc automobile plutôt que viser l’électrification intégrale à brève échéance, en passant par l’éviction des véhicules les plus polluants au profit d’occasions thermiques récentes et performantes.
« Aujourd’hui, la frontière entre salariat et entrepreneuriat s’efface progressivement. Le phénomène des « slashers » est en forte croissance ; de 4 à 6 millions entre 2016 et 2022 soit 20% des actifs en France. Selon notre dernière étude d’impact, 35 % de nos clients déclarent exercer une autre activité professionnelle en parallèle de leur entreprise (essentiellement comme salarié). C’est un chiffre qui est en forte augmentation, ils étaient 20 % dans l’étude d’impact 2020 », déclare Sébastien Chaze, Directeur régional de l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Cela montre ce que nous observons sur le terrain : de plus en plus de personnes cumulent emploi salarié et activité indépendante. » ajoute-t-il. « Cette réalité rend les parcours professionnels plus fluides : une personne peut venir à l’Adie pour concrétiser un projet personnel ou compléter ses revenus, puis évoluer vers un véritable projet d’entreprise… ou faire le chemin inverse. Il devient donc essentiel de ne plus enfermer les individus dans une seule case, mais d’accompagner leur trajectoire, aussi changeante soit-elle. Et on le sait, un des principaux freins à l’emploi ou pour réaliser son activité entrepreneuriale, c’est la mobilité. Donc cette campagne, c’est l’occasion de parler à tous ceux qui veulent s’en sortir par l’emploi qu’ils soient indépendants ou salariés, et inversement » développe-t-il.
Pour tout ce qui ont un projet à lancer ou développer, 2 au 6 juin, l’Adie propose 3 ateliers gratuits dans le département afin de faire connaître l’ensemble de ses solutions de financement pour entreprendre ou accéder à un mode de transport pour travailler et exercer son activité.
DRAGUIGNAN – « Les financements possibles pour créer ou développer mon entreprise », le mercredi 4 juin 2025 de 09h30 à 11h30
Espace Chabran Pépinière d’entreprises Dracénie Provence Verdon BAT B 105, avenue de la 1ère Armée, 83300 DRAGUIGNAN. S’inscrire.
TOULON – « Les financements possibles pour créer ou développer mon entreprise », le mercredi 4 juin 2025 de 10h00 à 12h00
Union Patronale du Var 237 Place de la Liberté, 83000 TOULON. S’inscrire.
BRIGNOLES – « Je crée ou je développe mon entreprise, comment la financer ? », le vendredi 6 juin 2025 de 10h00 à 12h00 en partenariat avec la Communauté d’Agglomération Provence Verte
ZAC de Nicopolis – Communauté d’Agglomération Provence Verte 195 rue des genévriers, 83170 BRIGNOLES. S’inscrire.
À propos de l’Adie
L’Adie est une association nationale reconnue d’utilité publique qui défend l’idée que chacun, même sans capital, même sans diplôme, peut devenir entrepreneur, s’il a accès à un crédit et à un accompagnement professionnel. Depuis 35 ans, son réseau de spécialistes finance et accompagne les créateurs d’entreprise, pour une économie plus inclusive avec 195 antennes et 320 permanences sur tout le territoire national. 850 salariés et 1 200 bénévoles ont financé et accompagné plus de 27 800 entrepreneurs en 2023.
[1] Enquête réalisée entre septembre et octobre 2023, auprès d’un échantillon représentatif de 804 bénéficiaires du microcrédit mobilité et analysée par l’institut TMO régions.

