TOULON : METEK Festival – Un voyage musical audacieux…
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TOULON : METEK Festival – Un voyage musical audacieux entre tradition et modernité
Le Telegraphe présente la 5ème édition du METEK Festival du 4 au 7 juin, un rendez-vous audacieux entre traditions et musiques actuelles.
Du 4 au 7 juin 2026, Le Telegraphe à Toulon accueillera la cinquième édition du METEK Festival, une manifestation qui promet de repousser les frontières musicales et spirituelles. Pendant quatre soirées, l’événement affirmera la musique comme un vecteur de voyage, de transgression et de lien, dans un esprit audacieux qui fait écho à celui de sa marraine, la regrettée Rona Hartner. Le festival se positionne comme un amplificateur de sonorités métissées, où l’héritage ancestral dialogue avec la post-modernité électronique.
Une programmation éclectique et spirituelle
Chaque soirée du festival est conçue comme une exploration singulière, réunissant des artistes qui puisent dans leurs racines pour créer des œuvres résolument contemporaines. Le magazine La Strada résume cette démarche : « un pied dans la tradition, un autre sur la pédale qui déclenche les sons qu’on fabrique aujourd’hui… Et voilà comment l’on peut renouveler un héritage fondateur ».
La soirée d’ouverture, le jeudi 4 juin, sera consacrée à Tritha. L’artiste indienne fusionne mantras traditionnels, raggas, punk, rock et sonorités électro. Accompagnée de sa loop station et de sa guitare, elle propose des concerts vécus comme des moments de transe et de libération. Engagée pour la cause féminine et la protection de l’environnement, Tritha utilise sa musique comme un puissant outil de changement.
Le vendredi 5 juin, le festival mettra en lumière Davide Ambrogio, un artiste, chercheur et multi-instrumentiste originaire de Calabre. Son nouveau spectacle, *Mater Nullius*, s’inspire des rituels de la Semaine Sainte pour interroger le lien de l’individu contemporain à la nature et à son moi primitif.
Davide Ambrogio : le sacré au cœur du contemporain
Dans un entretien accordé à Cité des Arts, Davide Ambrogio explique sa démarche pour son nouvel album : « L’idée de départ était celle d’un rituel de passage, symbolique, pour interroger notre lien à la terre et à la nature. Je me suis appuyé sur la dramaturgie de la tradition chrétienne, notamment le chemin de croix […] pour construire une matière sonore contemporaine ». Loin d’une simple reconstitution, il utilise ces références comme des métaphores pour aborder des thèmes actuels tels que le pouvoir, la douleur ou l’argent. « Je ne me sens pas lié à la religion, mais au sacré », précise l’artiste. Il cherche ce qui traverse les cultures et les époques, réintroduisant dans son œuvre des dimensions comme la danse et le corps, souvent abandonnées par la liturgie. Son objectif est de proposer au public une expérience immersive et une possible « transformation intérieure, intime et personnelle ».
Le samedi 6 juin, Taranta Lanera revisitera la tarentelle, cette musique traditionnelle du sud de l’Italie liée à un rite de désenvoûtement. Avec leur album *Traumaturgia*, le groupe transforme ce rituel séculaire en une célébration moderne de la liberté et de la résilience. Le son enivrant des instruments traditionnels comme le tamburello se mêle aux claviers électroniques pour créer une musique hypnotique, conçue pour « réenchanter le monde ».
Enfin, le dimanche 7 juin, Jo Keita clôturera le festival. Auteur, compositeur et chanteur, il puise son inspiration dans ses origines africaines, qu’il mêle à la culture pop urbaine contemporaine. Forgé musicalement entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire, et remarqué récemment sur le plateau de *The Voice*, il propose une musique engagée qui transcende les frontières. Accompagné de son trio, il partage une vision de l’humanité pleine d’espoir et de solidarité.
Le Telegraphe, un lieu unique dans le paysage varois
Avec cette programmation, Le Telegraphe réaffirme son identité. Comme le souligne le magazine Nouvelle-Vague, la salle « s’impose comme l’un des rares lieux varois à défendre ce type de programmation, fidèle à son ADN depuis ses débuts. La salle cultive une proximité rare entre le public et les artistes, dans une atmosphère intimiste et chaleureuse ». Cette cinquième édition du METEK Festival s’annonce comme un cycle exigeant, consacré à la diversité des esthétiques émergentes.
Les concerts débuteront chaque soir à 21h. Les billets sont proposés au tarif de 12 € en prévente et de 15 € sur place. Pour plus d’informations et pour les réservations, le public est invité à consulter le site officiel du lieu : https://letelegraphe.org.

